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sa grandeur cl de sa liberté, elles poussaient violemment la Janv. isoo.population aux armées.

C’est pour une telle situation que le Premier Consul était, institution deson peut le dire, un véritable envoyé de la Providence. Son ct i’'f a f ?^ sesprit simple, juste, guidé par un caractère actif et résolu,devait le conduire à la vraie solution de ces difficultés. LaConstitution avait placé à la tête de l’État un pouvoir exécutifet un pouvoir législatif: le pouvoir exécutif, concentré à peuprès dans un chef unique, et le pouvoir législatif divisé enplusieurs assemblées délibérantes. 11 était naturel de placerà chaque degré de l’échelle administrative, un représentantdu pouvoir exécutif spécialement chargé d’agir, et à ses côtés,pour le contrôler ou l’éclairer seulement, mais non pour agirà sa place, une petite assemblée délibérante, telle qu’un con-seil de département, d’arrondissement ou de commune. Ondut à celte idée simple, nette, féconde, la belle administrationqui existe aujourd’hui en France. Le Premier Consul voulutdans chaque département un préfet, chargé, non de solliciterauprès d’une administration collective l’expédition des affairesde l’Etat, mais de les faire lui-méme; chargé en même tempsde gérer les affaires départementales, mais celles-ci d’accordavec un conseil de département, et avec les ressources vo-tées par ce conseil. Comme le système des municipalités can-tonales était universellement condamné, et que M. Sievès,l’auteur de toutes les circonscriptions de la France, avait, dans Suppression des

, . . . . . municipalités

la Constitution nouvelle, pose le principe de la circonscription cantonales, et

1 ' adoption de Ta

par arrondissement, le Premier Consul voulut l’employer pour circonscriptionse passer des administrations de canton. D’abord l’admini- me,lt 'slralion communale fut replacée où elle doit être, c’est-à-diredans la commune môme, ville ou village; et entre la communeet le département, il fut créé un degré administratif intermé-diaire, c’est-à-dire l’arrondissement. Entre le préfet et lemaire, il dut y avoir le sous-préfet, chargé, sous la surveillance du préfet, de diriger un certain nombre de communes.