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[Vol. 1.]
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ADMINISTRATION INTÉRIEURE.

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Pendant que le gouvernement consulaire, de concert avec Janv. îæo.le Corps législatif, se livrait à ces vastes travaux d’admini-stration intérieure, les négociations avec les puissances, amiesou belligérantes, avaient été continuées sans interruption. Lalettre du Premier Consul au roi d’Angleterre venait d’êtresuivie d’une réponse immédiate. Le Premier Consul avaitécrit le 26 décembre (5 nivôse) ; on lui répondait le 4 janvier(14 nivôse) : c’est que le parti du cabinet anglais était pris d’a-vance , et que pour lui il n’y avait pas à délibérer. L’Angle-terre, en effet, avait pu, en 1797, songer à traiter, et envoyerlord Malmesbury à Lille, alors que ses finances étaient embar-rassées, que l’Autriche était obligée de signer à Cnmpo-For-mio la paix du Continent; mais aujourd’hui que la création deVincome-tax ramenait l’aisance à l’Échiquier, aujourd’hui quel’Autriche replacée en état de guerre avec nous, avait portéses armées jusqu’à nos frontières , aujourd’hui qu’il s’agissaitde nous enlever les positions capitales de Malte et de l’Égypte,de venger l’affront du Texel, la paix devait être peu du goûtde cette puissance. Elle avait d’ailleurs une raison plus forteencore de la refuser, c’est que la guerre convenait aux pas-sions et aux intérêts de M. Pitt. Ce célèbre chef du cabinetbritannique, avait fait de la guerre à la France sa mission, sagloire, le fondement de son existence politique. Si la paixdevenait nécessaire, il fallait peut-être qu’il se retirât. 11 ap-portait, dans la lutte, cette ténacité de caractère, qui, jointeà ses talents oratoires, en avait fait un homme d’État, peuéclairé mais puissant. La réponse ne pouvait être douteuse;elle fut négative et désobligeante. On ne fit pas au PremierConsul l’honneur de lui adresser directement cette réponse :s’appuyant sur la coutume, du reste excellente, de communi-quer de ministre à ministre, on répondit par une note de lordGrenville à M. de Talleyrand.

Cette note laissait voir maladroitement , le déplaisir qu’a-vait causé à M. Pitt, ce défi, non de guerre, mais de paix,