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[Vol. 1.]
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LIVRE II.

janv. 1600. adressé par le Premier Consul à l’Angleterre. Elle contenaitNotu terre'” 810 ' une récapitulation, éternellement reproduite depuis quelquesannées, des commencements de la guerre: elle imputait lapremière agression à la République française, lui reprochait,dans un langage violent, les ravages commis en Allemagne,en Hollande, en Suisse, en Italie, parlait môme de rapinesexercées par ses généraux dans ce dernier pays ; elle joignaità ce reproche celui de vouloir renverser, partout, le trône etles autels ; puis, arrivant aux dernières ouvertures du PremierConsul, le ministre anglais disait que ces feintes démonstra-tions pacifiques n’étaient pas les premières du môme genre;que les divers gouvernements révolutionnaires successivementélevés et renversés depuis dix années, en avaient fait plusd’une fois de semblables ; que S. M. le roi de la Grande-Bre-tagne ne pouvait voir encore dans ce qui se passait en France,un changement de principes, capable de satisfaire et de tran-quilliser l’Europe; que le seul changement qui pourrait larassurer complètement serait le rétablissement de la maisonde Bourbon, qu’alors seulement l’ordre social pourrait ne plusparaître en danger; que du reste on ne faisait pas du réta-blissement de cette maison la condition absolue de la paixavec la République française, mais que jusqu’à de nouveauxsymptômes, plus significatifs et plus satisfaisants, l’Angle-terre persisterait à combattre, tant pour sa sûreté que pourcelle de ses alliés.

Cette note inconvenante, qui fut désapprouvée par les hom-mes sensés de tous les pays, faisait peu d’honneur à M. l’ilt ;elle annonçait chez lui plus de passion que de lumières. Filleprouvait qu’un gouvernement nouveau, pour se faire respecter,a besoin de beaucoup de victoires, car le gouvernement actuelen avait déjà remporté de nombreuses, et d’éelalantes ; maisUc'i>ii<|uü évidemment il lui en fallait de plus grandes encore. Le Pre-

*lu Premier Cou- .>-11 ,, 1 ,, -, ,

sui. mier Consul ne se déconcerta pas, et, voulant profiler de labonne position que lui donnait, aux veux du monde, la modé-