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ADMINISTRATION INTERIEURE.

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ractère comme celui du czar. La Prusse, avertie de toutes Janv. isoo.ces particularités, eu informait le cabinet français, qui en fai-sait son profit.

Avant d’ouvrir la campagne, car la saison des opérations Explication du

10 Premier Consul

militaires approchait, le Premier Consul fit appeler auprès de aveclui M. de Sandoz, ministre de Prusse, et eut avec lui, le 5 Prusse,mars (14 ventôse), une explication positive et complète. Aprèsavoir récapitulé longuement tout ce qu’il avait fait pour réta-blir la paix, et tout ce qu’on lui avait opposé de mauvais pro-cédés ou d’obstacles invincibles, il exposa l’étendue de sespréparatifs militaires, et, sans dévoiler ses profondes combi-naisons, laissa entrevoir au ministre prussien la grandeur desressources qui restaient à la France; il lui déclara ensuiteque, plein de confiance dans la Prusse, il attendait d’elle denouveaux efforts pour rapprocher les puissances belligérantes,pendant qu’on serait occupé à combattre; qu’à défaut de lapaix générale, peu probable avant une nouvelle campagne, ilespérait du roi Frédéric-Guillaume deux services: la récon-ciliation de la République avec Paul F' 1 ', et une tentative di-recte auprès de l’électeur de Bavière, pour arracher ce princeà la coalition. — Raccommodez-nous avec Paul, dit le généralBonaparte; décidez en même temps l’électeur de Bavière àrefuser ses soldats et son territoire à la coalition, et vousnous aurez rendu deux services dont il vous sera tenu grandcompte. Si l’électeur accède à nos demandes, vous pouvezlui promettre tous les égards désirables pendant la guerre, etles meilleurs traitements à la paix. —

Le Premier Consul exposa ses vues ultérieures à l’envoyéde Prusse. 11 lui déclara que le traité de Campo-Formio étantla base olferte pour la future négociation, la frontière du côtédu Rhin serait une question à traiter plus tard avec l’Empire;que l’indépendance de .la Hollande, do la Suisse, des Étatsitaliens serait formellement garantie. Sans s’expliquer sur lepoint où le. Rhin cesserait d’étre la frontière française, il dit