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LIVRE II.
Janv. 1800.
Efforts «luPremier Consulpour terminerlu guerre civile,avant «le re-prendre la guerreextérieure.
seulement que personne ne pouvait croire que la Francen'exigeât pas au moins jusqu’à Mayence, mais qu’au-dessous(le Mayence, la Moselle, la Meuse pourraient servir de limite.La Belgique et le Luxembourg étaient toujours hors de con-testation. 11 ajouta enfin que si la Prusse rendait à la Franceles services qu’ello était en position do lui rendre, il s'enga-geait à laisser au cabinet de Berlin une influence considérabledans les négociations de la paix. C’était en effet le point au-quel la Prusse tenait le plus, car elle désirait se mêler de cesnégociations, pour faire tracer les frontières allemandes de lamanière qui conviendrait le mieux à ses vues.
Celte communication, pleine d’à-propos et de franchise,eut le meilleur effet à Berlin. Le roi répondit qu’à l’égard del’empereur Paul, il avait déjà employé ses bons offices, et lesemploierait encore pour le rapprocher de la France; qu’àl’égard de la Bavière, enveloppée de tout côté par l’Autriche,il ne pouvait rien; mais que si l’empereur Paul se prononçait,on parviendrait peut-être, avec le double secours de la Prusseet do la Russie, à retirer l’électeur de la coalition.
11 ne restait, après toutes ces démarches fort sagement con-certées , qu’à ouvrir les hostilités le plus promptement pos-sible. Cependant la saison n’en était pas tout à fait venue, etelle devait arriver cette année plus tard que de coutume,parce que la France avait à réorganiser ses armées en partiedissoutes, et que l’Autriche avait à combler le vide laissé parla Russie dans les cadres de la coalition. Le Premier Consulpensa que le moment était arrivé d’en finir avec la Vendée :premièrement, pour faire cesser le spectacle odieux de la guerrecivile; secondement, pour rendre disponibles, et transportersur le Rhin et les Alpes, les troupes excellentes que la Ven-dée retenait dans l’intérieur de la République.
Les significations par lui adressées aux provinces insur-gées , concurremment avec les offres do paix faites aux puis-sances , y .avaient produit le plus grand effet. Ces significa-