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[Vol. 1.]
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ADMINISTRATION INTÉRIEURE. 173

nés au général Bonaparte, à l’occasion de la paix de Campo- Mars isoo.Fonnio. Le général avait reçu aussi de ce prince un magni-lique sabre dont il eut soin de se parer ce jour-là. 11 étalaitainsi autour de lui tout ce qui rappelait le guerrier pacifica-teur. La foule répandue dans les rues, et sur les quais quiaboutissent aux Tuileries, accueillit sa présence avec de vivesacclamations. Ces acclamations étaient sincères, car on sa-luait en lui la gloire de la France, et le commencement de saprospérité. Arrivée au Carrousel, la voiture des consuls futreçue par la garde consulaire, et passa devant deux corps-de-garde construits, l’un à droite, l’autre à gauche de la courdu palais. Sur l’un des deux était restée cette inscription :

La royauté en France est abolie, et ne se relèvera jamais.

A peine entré dans la cour, le Premier Consul monta àcheval, et passa en revue les troupes qui étaient rangées de-vant le palais. Arrivé en présence des drapeaux de la 96 e ,de la 43 e et de la 30 e demi-brigades, drapeaux noircis, dé-chirés par les balles, il.les salua, et fut salué à son tour parles cris des soldats. Après avoir parcouru leurs rangs, il seplaça devant le pavillon de Flore, et les vit défiler devant lui.

Au-dessus de sa tête, sur le balcon du palais, se trouvaientles consuls, les principales autorités, sa famille enfin, quicommençait à avoir rang dans l’État. La revue terminée, ilmonta dans les appartements ; le ministre de l’intérieur luiprésenta les autorités civiles, le ministre de la guerre luiprésenta les autorités militaires, le ministre de la marine tousles officiers de mer se trouvant pour le moment à Paris. Dansla journée, il y eut banquet aux Tuileries et chez les mi-nistres.

Le service du palais consulaire fut réulé comme il suit. Un Service intérieur

, ' du palais cousu-

conseiller d’Etat, ancien ministre de l’intérieur, M. Bénezech, lailu -était, chargé de l’administration générale de ce palais. Lesaides-de-camp, et surtout Duroc, devaient en faire les hon-neurs, et remplacer cette multitude d’officiers de tout genre,