U LM ET GÈNES.
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On avait espéré joindre quelques troupes russes à quelques Mars isoo.troupes anglaises, et les déposer sur les côtes de France, pourexciter des soulèvements en Belgique, en Bretagne, en Ven-dée. L’inaction très-volontaire des Russes, et la pacificationde la Vendée, avaient fait manquer cette opération, sur la-quelle les alliés comptaient beaucoup.
C’était donc une masse de 300 mille hommes à peu près, Total des trou-
pes coalisées.
150 mille en Souabe, 120 mille en Italie, 20 mille à Mahon,secondés par toute la marine anglaise, qui devait poursuivrela guerre contre la France. Cette force, il faut le dire, eûtété bien insuffisante contre la France réorganisée et en pos-session de tous ses moyens; mais contre la France à peinesortie du chaos où l’avait jetée la faiblesse du Directoire,c’était une force considérable, et avec laquelle on aurait puobtenir de grands résultats, si on avait su l’employer. 11 fautajouter que c’était une force réelle, exposée à subir peu dedéchet, parce que les 300 mille hommes dont elle se com-posait étaient rompus aux fatigues, et transportés sur la fron-tière môme qu’ils devaient attaquer: circonstance importante,car toute armée qui débute résiste difficilement aux premièresépreuves de la guerre, et, si elle a de plus un long trajet àfaire pour aller combattre, diminue en proportion des distan-ces à parcourir.
11 faut faire connaître la distribution des troupes coalisées,et le plan d’après lequel elles devaient agir.
M. de Kray, à la tôte des 150 mille hommes qu’il comman- Plan de la coa-dait, occupait la Souabe, placé au milieu de l’angle que leRhin forme en cette contrée, lorsque, après avoir coulé del’est à l’ouest, depuis Constance jusqu’à Bàle, il se détournebrusquement pour couler au nord, de Bâle à Strasbourg.
Dans cette situation, M. de Kray, ayant sur son flanc gauchela Suisse, sur son flanc droit l’Alsace, observait tous les dé-bouchés du Rhin par lesquels les armées françaises pouvaient
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