ULM ET GÈNES.
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conscrits 11 e pouvaient être présents à leurs corps, instruits, Mars isoo.propres à servir avant cinq ou six mois. Le Premier Consulprit le parti de retenir dans l’intérieur tous les corps épuiséspar la guerre, et de les employer comme des cadres, danslesquels il placerait la nouvelle levée. Il achemina au con-traire vers la frontière, tous les corps capables d’entrer encampagne, en ayant soin de verser, des rangs de ceux quidevaient rester à l’intérieur, dans les rangs de ceux qui al-laient combattre, tous les soldats en état de servir. C’est toutau plus si, en agissant ainsi, il pouvait trouver 200 millehommes à porter immédiatement en ligne. Mais cela suffisaitsous sa main puissante et habile.
11 fit appel en même temps aux sentiments patriotiques de aux V oj’ u l îÿ ail . esla France. S’adressant aux soldats des premières réquisitions,que le découragement général, suite de nos revers, avait ra-menés dans leurs foyers, il fit rejoindre forcément ceux quiétaient partis sans congés, et s’adressa au zèle de ceux quiavaient des congés réguliers ; il tâcha d’exciter les goûts mili-taires chez tous les jeunes gens, dont l’imagination était en-flammée par le nom du général Bonaparte. Bien que l’enthou-siasme des premiers jours de la Révolution fût refroidi, la vuede l’ennemi sur nos frontières ranimait tous les cœurs ; et cen’était pas un secours à dédaigner que celui qu’on pouvaittirer encore du dévouement des volontaires.
A ces soins donnés au recrutement, le Premier Consulajouta quelques réformes utiles sous le rapport de l’admi-nistration et de la composition de l’armée. D’abord il créa lesinspecteurs aux revues, chargés de constater le nombre deshommes présents sous les armes, et d’empécher que le trésorne payât des soldats qui n’étaient présents que sur le papier.
Il fit dans l’artillerie un changement de la plus grande impor-tance. Les voitures d’artillerie étaient traînées alors par des n«fonne impur ■
1 tante a I egard
charretiers appartenant à des compagnies de transports, les- d “j| r l a l |: t ‘||j' a . i 7 lsquels, n’étant pas retenus par le sentiment de l’honneur,
Créationdes inspecteursaux revues.