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\ière, à l’enferiner entre le haut Danube et le Rhin; auquel Mats isoocas l’année autrichienne de Souabe était perdue. Pour y réus-sir, il fallait passer le Rhin, non pas sur deux ou trois points,mais sur un seul, le plus près possible de Constance ; opéra-tion singulièrement hardie et difficile, car il s’agissait de mettreau delà d’un fleuve, et en présence de l’ennemi, 100 millehommes à. la fois, avec tout leur matériel : et on doit avouerqu’avant Wagram, aucun général n’avait passé un fleuve aveccet ensemble et cette résolution. Aussi fallait-il beaucoupd’adresse pour tromper les Autrichiens sur le point qu’on choi-sirait; avec beaucoup d’adresse, beaucoup d’audace dans l’exé-cution du passage, et enfin, ce qu’il faut toujours, du bonheur.
Le Premier Consul avait ordonné de réunir dans les affluentsdu Rhin, dans l’Aar particulièrement, une masse considérablede bateaux, pour jeter trois ou quatre ponts à la fois, à la di-stance de quelque cents toises les uns des autres. Restait àfaire entrer de telles combinaisons dans l’esprit froid et peuaudacieux de Moreau.
Après ces soins, donnés avec un zèle de tous les momentsaux troupes de Ligurie et d’Allemagne, le Premier Consuls’était appliqué à tirer du néant une armée, qui bientôt ac-complit les plus grandes choses sous le titre d’armée de ré-serve.
Pour qu’elle remplit son objet, il fallait non-seulement lacréer, mais la créer sans que personne voulût y croire. Onva voir do quelle manière il s’y prit pour obtenir ce doublerésultat.
Création (le Parme'e de réservé
Le Premier Consul avait su trouver en Hollande, et dansles forces accumulées à Paris par le Directoire, les moyens depacifier la Vendée en temps utile : il sut trouver dans la Ven-dée pacifiée les ressources nécessaires pour créer une arméequi, jetée à l’improviste sur le théâtre des opérations mililai-res, y devait changer les destinées de la guerre. En écrivantau général Brune, commandant supérieur dans l’Ouest, il lui
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