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[Vol. 1.]
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ULM ET GÈNES.

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un autre à Maestrieht, tous deux destinés à garder cette cou- Mars îsoo.trée travaillée par les prêtres, et à concourir, s’il était besoin,a la défense de la Hollande. 11 y en avait un à Lille, prêt àse jeter sur la Somme et la Normandie, un à Saint-Lô, un, en-fin, à Rennes. Ce dernier était le plus nombreux : il comptaitde 7 à 8 mille soldats. Les autres étaient de 4 à o mille. Cescamps employaient environ 30 mille hommes. Ils allaient êtreportés au double au moins, par l’arrivée de la conscription.

Ils devaient faire, à la fois, la police dans les pays récemmentconquis, tels que la Belgique, et dans les pays récemmentpacifiés, tels que la Normandie, la Bretagne, le Poitou. LePremier Consul avait ordonné de fouiller les bois pour y cher-cher les armes cachées. II avait commencé à former, parl’appàt d’un traitement avantageux, trois ou quatre bataillons,composés de tous les individus qui avaient contracté dans laguerre civile des habitudes aventureuses, et il voulait, sansle dire, les envoyer en Egypte. Quant aux chefs, il leur avaitassigné à tous des résidences éloignées du théâtre de la guerrecivile, et avait adouci l’amertume de cet exil, par des pen-sions très-suffisantes pour leur procurer un véritable bien-être.

Ces dispositions faites, il restait, sur les 60 mille hommesréunis pour la pacification de l’intérieur, environ 30 millesoldats excellents, encadrés dans les demi-brigades qui avaientle moins souffert. Les uns étaient revenus à Paris après l’o-pération exécutée en Normandie contre M. de Frotté. Lesautres étaient en Bretagne et en Vendée. Le Premier Consulen forma trois belles divisions de guerre ; deux en Bretagnemême, à Rennes et à Nantes, la troisième à Paris. Ces divi-sions devaient se compléter en toute hâte, se pourvoir dumatériel qu’elles auraient sous la main, et se procurer le resteen route, par les moyens que nous allons faire connaître. El-les avaient ordre de se rendre à la frontière de l’Est, arpen-tant la France, suivant le langage du Premier Consul, comme

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