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[Vol. 1.]
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U LM ET GENES.

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l’isar, l’Inn; ou bien abandonner les Alpes, se placer à cheval Mai ia».sur le Danube, en descendre le cours, s’arrêtant sur les gran-des positions qu’il présente, comme celles d’Ulm, de Ratis-bonne etc., prêts à se couvrir de son lit, devenu successive-ment plus large, ou à se jeter sur l’adversaire imprudent quiaura fait une fausse manœuvre. Cette dernière marche a étéplus ordinairement préférée par eux.

Le maréchal de Krav pouvait adopter l’une ou l’autre, s’ap-puyer aux Alpes, ou manœuvrer sur le Danube. En s’appuyantaux Alpes, il contrariait, à son insu, le plan du Premier Consul,qui, pour descendre en sûreté de ces hautes montagnes surles derrières du baron de Mêlas, désirait éloigner de la Suisseet du Tyrol l’armée impériale de Souabe; mais il sacrifiait sonaile droite engagée fort avant sur les bords du Rhin, sans sa-voir ce qu’elle deviendrait. En adoptant, au contraire, le partide manœuvrer sur les deux rives duDanube, il ralliait certai-nement son aile droite’ mais se séparait de son aile gauchecommandée par le prince de Reuss, toutefois sans la sacrifier,car elle avait dans le Tyrol un asile et un emploi de ses for-ces. 11 se prêtait, à la vérité, toujours sans le savoir, auxvues du Premier Consul, en s’éloignant des Alpes; mais le maln’était pas grand, car, même en s’y appuyant, il n’auraitprobablement pas songé à se jeter en Lombardie au secoursdu baron de Mêlas. Le plan qui présentait donc le moinsd’inconvénient, qui s’accordait le mieux avec la marche ordi-naire des armées impériales, était de se concentrer sur lehaut Danube. Mais, pour réussir, ce parti devait être adoptépromptement et résolument. Malheureusement pour lui, M.de Krav avait d’immenses magasins à Stokach, près du lacde Constance, avec une forte arrière-garde de 12 mille hom-mes, sous les ordres du prince de Lorraine-Vaudemont. 11fallait donc qu’il ramenât sur-le-champ son arrière-garde deStokach sur le haut Danube, et qu’il s’y portât lui-même,sacrifiant ses magasins, qu’on ne pouvait avoir, dans aucun