U LM ET GÈNES.
211
liant en apprécier les côtés faibles. D’abord il est facile de ju- Niai isoo.ger, par les résultats eux-ménies, l’inconvénient d’avoir passéle Rhin sur plusieurs points. Par suite de cette manière d’opé-rer, on n’avait eu que trois corps prêts à marcher ensemble,et encore le troisième, celui de Saint-Cyr, avait-il été para-lysé par la nécessité de donner la main au quatrième, demeuréen arrière. On devait en outre, à ce système de passage surplusieurs points, le retard de l’artillerie de Saint-Cyr, ce quin’avait pas peu contribué à différer le secours donné à Riche-panse. Quant à la bataille même, Moreau, avec 25 mille hom-mes, avait été obligé d’en combattre 40 mille à Engen, tandisque Locourbe, avec 20 mille, n’en avait que 12 mille à com-battre à Stokach, et que Saint-Cyr était presque inoccupé, ouréduit à un rôle de simple observation. Celui-ci, accusé d’êtrearrivé trop tard, affirmait n’avoir pas reçu, dans la journée,un seul aide-de-camp du quartier - général. On ne verra ja-mais, ou bien rarement , de telles choses sur les champs debataille où commandait le Premier Consul. Toutefois, pouragir comme agissait Moreau, il fallait encore être un générald’un haut mérite. Une fois en présence du danger, il s’était com-porté avec le calme, la vigueur, qui ne l’abandonnaient jamais;et, secondé par la valeur des troupes, il avait, après tout, rem-porté la victoire, et acquis sur l’ennemi une supériorité décidée
11 fit camper son armée sur le champ de bataille. Si le len-demain il eût poussé vivement M. de Kray par la route deStokach au Danube, il l’y aurait probablement jeté en dés-ordre. Mais Moreau n’avait pas assez d’ardeur dans le carac-tère, et ménageait trop ses troupes, pour exécuter de ces mou-vements rapides, qui sans doute fatiguent un moment les hom-mes, mais qui en réalité économisent leur sang et leurs forces,en précipitant les résultats. La journée du 4 mai (14 floréal)fut employée à rectifier la position de l’armée, et à marcher M. vie Krav
S6 retire
lentement vers le Danube. Saint-Cyr y marcha par Tuttlirmen, sur te Danutie.
J J 1 ' et Moreau
Moreau et Lecourbe par Mœsskirch, veillant toujours sur leur ri suit.
TOM. I. 16