HLM ET GÈNES.
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de bataille toujours trop étendue, et faisant de petites étapes,pour donner à Sainte-Suzanne le temps de rejoindre.
Le 9 (19 floréal), Moreau, sachant que Sainte - Suzanne,venu par la rive gauche du Danube, se trouvait enfin à lahauteur de l’armée, quitta pour un jour le quartier-général,et passa le Danube afin d’aller inspecter les troupes nouvelle-ment arrivées. Ces troupes formaient dorénavant son ailegauche, tandis que Saint-Cyr devenait le centre, et que lecorps de réserve allait jouer véritablement le rôle d’une ré-serve, conformément à son titre. D’après toutes les probabili-tés, M. de Krav, occupé à faire reposer son armée, devait setenir au delà du Danube, et nous pouvions continuer à fairele 9 une marche en avant, sans rencontrer l’ennemi. Moreauprescrivit à la droite, c’est-à-dire à Lecourbe, de se porter le9 entre Wurzach et Ochsenhausen; à la réserve, de se rendreà Ochsenhausen même ; enfin au centre, c’est-à-dire à Saint-Cyr, de dépasser Biberach,* la gauche en observation vers leDanube. L’armée s’avançait ainsi assez près de l’Iller, décri-vant une ligne parallèle à cet affluent du Danube. Moreaupartit le 9 au matin, croyant pouvoir consacrer une journéeentière au corps de Sainte-Suzanne.
Mais M. de Kray avait été amené à prendre une résolutionnouvelle et inattendue, par l’avis d’un conseil de guerre, quiavait jugé convenable de sauver les immenses magasins doBiberach, pour ne pas les livrer comme ceux d’Engen et doStokach aux Français. Il repassa donc avec toute son arméesur la rive droite du Danube, par Riedlingen, et vint se pla-cer en avant et en arrière de Biberach. Ce lieu avait déjàété le théâtre d’une bataille gagnée en 1796 par Moreau, grâcesurtout à Saint-Cyr. Ce théâtre fut encore heureux pour l’ar-mée, et pour Saint-Cyr lui-même.
Biberach est placé* dans le vallon inondé de la Riess. Cevallon est tellement marécageux qu’un homme à cheval nepeut pas s’v engager sans péril, et qu’on est obligé de passer
Mai 1800.
Affaire
de Biberach.