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LIVRE III.
Mai la», par Biberach même, et par le pont qui tient à cette petite ville.On pénètre dans ce vallon, en franchissant une espèce dedéfdé pratiqué entre des hauteurs, celles du Galgenberg d’uncôté, celles de Mittelbiberach de l’autre. Ce défilé franchi,Biberach s’offre tout à coup. On passe le marécage de laRiess sur le pont qui tient à la ville, et au delà de ce maré-cage se présente une superbe position, dite du Mettenberg,sur laquelle une armée bien pourvue en artillerie peut prendreune forte assiette. M. de Kray n’entendait pas se mettreen avant du défilé, ayant une issue aussi étroite pour retraite ;il ne pouvait se placer qu’en arrière de Biberach, au delà dela Riess, sur le Mettenberg même. Mais il ne pouvait pasnon plus laisser Biberach à découvert. En conséquence,après avoir établi le gros de son armée sur la position duMettenberg, il plaça un corps de 8 à \ 0 bataillons et d’unedouzaine d’escadrons, en avant du défilé de Mittelbiberach,pour retarder la marche des Français, et avoir le tempsd’évacuer ou de détruire la plus grande partie de ses ma-gasins.
Ce projet était périlleux, surtout avec une armée démora-lisée. Saint-Cyr, ayant eu ordre d’aller coucher un peu audelà de Biberach, découvrit bientôt la position que les Au-trichiens avaient prise. 11 était désolé de n’avoir pas auprèsde lui le général en chef, ou du moins son chef d’étal-major,pour faire donner les ordres convenables, et tirer parti decette rencontre. Moreau était absent; le général Dessolesn’était pas là. Si Saint-Cyr avait eu ses forces réunies, il n’eûtpas hésité à risquer une attaque avec son corps tout seul ;malheureusement elles étaient en partie dispersées. Obligéd’observer le Danube par sa gauche, il avait consacré à cetobjet la meilleure de ses divisions, celle de Ney. 11 envoyaplusieurs officiers à la recherche du général Ney, mais celui-ci engagé le long des sinuosités du fleuve, à travers des routesépouvantables, n’était pas facile à joindre et à ramener. Sainl-
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