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[Vol. 1.]
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U LM ET GÈNES.

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Cyr n’avait pour aborder une masse de 60 mille hommes au Mai isoo.moins, que les deux divisions Tharreau et Baraguay-d’llilliers,avec la réserve de cavalerie du général Sahuc, attachée à soncorps. La démoralisation de l’ennemi le tentait fort, mais ladisproportion des forces le faisait hésiter, quand on entendittout à coup les feux du général Richepanse, qui, ayant ordredo se maintenir en communication avec Saint-Cyr, et de pas-ser au delà de la Riess sur le pont de Biberach, arrivait aumême point par une route transversale, celle de Reichenbach.Saint-Cyr, ayant à sa disposition la belle division Richepanse,et pouvant remplir le vide laissé dans son corps par l’absencede Ney, n’hésita plus. Il pensa que si le détachement laisséen avant du défilé qui précédait Biberach, était culbuté, ladéfaite de ce corps de huit à dix mille hommes, serait quelquechose de plus grave que la défaite d’une simple avant-garde,et que le moral de l’ennemi en pourrait être profondémentébranlé. Aussi, ne se donnant pas même le temps de dispo-ser ses troupes pour une attaque, il fit prendre le pas accéléréaux 18 bataillons et aux 24 escadrons qui étaient sous samain, et les poussa sur les dix mille Autrichiens qui barraientle passage du défilé. Renversés par ce choc si brusque, lesAutrichiens se précipitèrent pêle-mêle dans Biberach et dans .le vallon de la Riess. Il était facile de les prendre presquetous; mais Saint-Cyr ne le voulut pas, craignant, s’il permet-tait à ses soldats de les poursuivre, de ne pouvoir plus rallierses divisions pour les faire concourir à l’opération principale.

Il se contenta d’entrer dans Biberach, de s’y établir et d’assu-rer la conservation des magasins. Après avoir bien occupéce point, et s’être ménagé une retraite à tout événement, ilpasstfla Riess. Richepanse venait d’arriver sur sa droite parla route de Reichenbach. Renforcé de cette nouvelle division,Saint-Cyr passa la Riess, par le pont de Biberach, et se portaen avant, de sa personne, pour observer la position de l’en-nemi. Dans ce moment, les quelques mille hommes si brus-