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MARENGO.

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porter à Plaisance ou Crémone, afin de gagner la grande route Juin îsuo.de Mantoue. Plaisance, d’après cela, devenait pour les deux Plaisance

' 1 7 1 est le point

adversaires le point capital à occuper. Pour M. de Mêlas, c’é- pour ca l I ès a ,i e uxtait le moyen à peu près unique d’échapper aux fourches eau- arm * es -dines; pour le général Bonaparte, c’était le moyen de recueil-lir le prix de sa marche audacieuse à travers les Alpes. Sice dernier, en effet, laissait échapper les Autrichiens, bienqu’il eût délivré le Piémont, c’était peu qu’un tel résultat, encomparaison des périls qu’il avait bravés ; il encourait mêmequelque ridicule aux yeux de l’Europe attentive à cette cam-pagne, car sa manœuvre, dont l’intention était aujourd’huimanifeste, se trouvait déjouée. Plaisance était par conséquentla clef du Piémont : il la fallait, et à celui qui voulait en sortir,et à celui qui voulait y enfermer son adversaire.

Par ces motifs, M. de Mêlas fixa deux points de concentra- ordreslion à ses troupes: Alexandrie, aux troupes qui étaient dans aux generauxle haut Piémont; Plaisance, à celles qui étaient autour deGênes. Il ordonna aux généraux Kaim et Iladdick de marcherde Turin, par Asti, sur Alexandrie; au général Elsnitz, revenudes bords du Yar, de s’y rendre par Ceva et Cherasco. Cestrois corps, une fois réunis, devaient se transporter d’Alexan-drie à Plaisance. 11 enjoignit au général Ott, revenant de Gè-nes , de descendre directement, par la Bocchetta et Tortone,sur Plaisance. Un corps d’infanterie, débarrassé de tous lesempêchements d’une armée, eut ordre de s’y porter plus di-rectement encore par la route de Bobbio, qui longe la valléede laTrebbia. Enfin le général Oreilly, qui était déjà autourd’Alexandrie avec un fort détachement de cavalerie, reçut l’in-struction de ne pas attendre la concentration des troupes duhaut Piémont, et de se porter à Plaisance de toute la vitessede ses chevaux. Le petit corps aventuré en Toscane reçutaussi l’instruction de s’y rendre par le duché de Parme et la*route de Fioren/.uola. Ainsi, tandis que la principale partie del’armée autrichienne se concentrait sur Alexandrie pour