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les rejeter clans le désert, et les y faire périr par la faim, la Mars lsüo.soif, et le sabre des Arabes. L’armée française était épuiséede fatigue. Kléber lui accorda un peu de repos, et ordonnala poursuite pour le lendemain.
Nous comptions à peine deux ou trois centaines de blessésou de morts, car, dans ce genre de combat, une troupe encarré qui ne s’est pas laissé entamer, fait peu de pertes. Klé- Ouciques débris
de l'armee du
ber, en ce moment, entendait le canon du côte du Kaire; il visir se jettent
dans le Kaire.
se doutait bien que les corps qui avaient tourné sa gauche,étaient allés seconder la révolte de cette ville. Nassif-Pacha,lieutenant duvisir, Ibraliim-Bey, l’un des deux chefs mame-lucks, y étaient entrés, en effet, avec 2 mille Mamelucks,
8 ou 10 mille cavaliers turcs, quelques villageois révoltés desenvirons, en tout une vingtaine de mille hommes. Kléberavait laissé h peine 2 mille hommes dans cette grande capi-tale, répartis dans la citadelle et les forts. 11 ordonna au gé-néral Lagrange de partir à minuit même, avec quatre batail-lons , pour aller à leur secours. Il prescrivit à tous les com-mandants do troupes restés au Kaire, do prendre de fortespositions, de se maintenir en communication les uns avec lesautres, mais de n’essayer avant son retour aucune attaquedécisive. Il craignait do leur part quelque fausse manœuvre,qui compromettrait inutilement la vie de ses soldats, chaquejour plus précieuse, à mesure qu’on était plus décidémentcondamné à rester en Egypte.
Pendant tout le temps qu’avait duré la bataille, le second , *-? ndu , it °
11 7 tic Murad-Iîey
chef des Mamelucks, Murad-lley, celui qui avait autrefois par-tagé avec Ibrahim-Boy la domination de l’Égypte, qui sedistinguait de son collègue par une bravoure brillante, parune générosité chevaleresque, et beaucoup d’intelligence, étaitresté sur les ailes de l’armée turque, immobile, à la tète desix cents cavaliers superbes. La bataille finie, il s’était en-foncé dans le désert, et avait disparu. C’est en conséquenced’une parole donnée à Kléber qu’il avait agi de la sorte