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[Vol. 1.]
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LIVRE VI.

Juillet 1800. de cette campagne, soit pour être en mesure de traiter plusavantageusement avec la France, soit pour être en mesure delutter de nouveau contre elle, si ses prétentions étaient tropgrandes. Il accepta donc 2 millions et demi de livres sterling(62 millions de francs). En retour de ce subside il prit l’en-gagement de ne pas faire la paix avec la France avant le moisde février suivant, à moins toutefois que la paix ne fût com-mune à l’Angleterre et à l’Autriche. Ce traité fut signé le20 juin, le jour même où arrivait à Vienne la nouvelle desévénements d’Italie. L’Autriche se liait donc au sort del’Angleterre pour sept mois encore ; mais elle espérait passerl’été en négociations, et gagner l’hiver avant que les hostilitéspussent recommencer. Du reste, le cabinet impérial était ré-signé à la paix ; il voulait seulement la négocier en communavec l’Angleterre, et surtout ne pas faire de trop grandssacrifices en Italie. A cette condition, il ne demandait pasmieux que de la conclure.

i „ e T: 1 • t L’empereur employa pour porter sa réponse à la lettre du

Julien à Paris. Premier Consul, le même officier qui lui avait apporté celtelettre, c’est-à-dire M. do Saint-Julien, auquel il accordait beau-coup de confiance. La réponse cette fois était directe, etpersonnellement adressée au général Bonaparte. Elle con-tenait la ratification du double armistice signé en Allemagneet en Italie, et l’invitation de s’expliquer confidentiellement,et en toute franchise, sur les bases de la future négociation.

Nature M. de Saint-Julien avait pour mission spéciale de sonder le

de sa mission.

Premier Consul sur les conditions que la France voudraitmettre à la paix, et, de son côté, d’en dire assez sur les in-tentions de l’empereur, pour que le cabinet français fût amenéà manifester les siennes. La lettre dont M. de Saint-Julienétait porteur, pleine de protestations flatteuses et pacifiques,renfermait un passage dans lequel l’objet de sa mission étaitclairement spécifié. «J’écris à mes généraux, disait Sa Majesté« impériale, pour confirmer les deux armistices et en régler le