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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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« détail. Quant au surplus, je vous ai envoyé le général-major Juillet tsoo.

« de mes armées, comte de Saint-Julien: il est pourvu de mes« instructions, et chargé de vous faire observer combien il est« essentiel de n’en venir à des négociations publiques, propres« à livrer prématurément tant de peuples à des espérances« peut-être illusoires, qu’après avoir connu d’une manière au« moins générale, si les bases que vous voulez proposer pour« la paix sont telles qu’on puisse se flatter d’arriver à ce but« désirable.

«Vienne, 5 juillet 1800.»

L’empereur laissait entrevoir, vers la fin de cette lettre, lesengagements qui le liaient à l’Angleterre, et qui lui faisaientdésirer une paix commune à toutes les puissances belli-gérantes.

M. de Saint-Julien arriva le 21 juillet à Paris (2 thermidor m' 1 , ir ,ian vm), et fut accueilli avec beaucoup d’empressement. C’était ■ ,ulRI ‘ a l ’ arisle premier envoyé de l’empereur qu’on eût vu depuis long-temps en France. On fêtait en lui le représentant d’un grandsouverain, et un messager de paix. Nous avons déjà dit quelvif désir le Premier Consul éprouvait de mettre fin à la guerre.

Personne ne lui contestait la gloire des combats ; il en désiraitaujourd’hui une autre, moins éclatante, mais plus nouvelle, etactuellement plus profitable à son autorité, celle de pacifierla France et l’Europe. Dans cette âme ardente, les désirsétaient des passions. Il recherchait alors la paix, comme de-puis on lui a vu rechercher la guerre. M. de Talleyrand nela désirait pas moins, parce que déjà il aimait à se donnerostensiblement, auprès du Premier Consul, le rôle de modéra-teur. C’était un excellent rôle à jouer, surtout plus tard; maismaintenant pousser le Premier Consul à la paix, c’était ajou-ter une impatience à une autre, et compromettre le résultaten voulant trop le hâter.

Le lendemain même de son arrivée, 22 juillet (3 thermidor),