ARMISTICE.
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pulaire, doué de quelque énergie, s’étant attiré l’inimitié du Août isixxclergé et de la cour pour d’insignifiantes réformes, qu’il avaitessayées dans l’administration du royaume, inclinait, d’unemanière étonnante pour un Espaguol de ce temps, vers lesidées révolutionnaires. Il était lié avec beaucoup de démago-gues français, et partageait jusqu’à un certain point leur aver-sion pour le Premier Consul. Il avait le mérite de vouloir ré-former les abus les plus criants, de chercher, par exemple,à diminuer les revenus du clergé et la juridiction des agentsde la cour de Rome. 11 était pour cet objet en instance auprèsdu Saiut-Siége; mais en faisant cette tentative, il s’était ex-posé à de graves dangers. Ayant, en effet, contre lui le princede la Paix il était perdu si l’influence romaine se joignait pourle renverser à l’influence intérieure du palais. Touché dequelques attentions de M. Alquier, témoin d’ailleurs du pen-chant du roi et de la reine, M. d’Urquijo avait fini à son tourpar admirer le général Bonaparte, qu’il était non-seulementnaturel, mais tout à fait à la mode d’admirer alors.
Le penchant du roi devint bientôt on ne peut pas plus vif.
Ayant vu les armes envoyées au prince de la Paix, il conçutet exprima le désir d’en avoir de pareilles. On se hâta d’enfaire fabriquer de magnifiques, qu’il reçut avec une véritablejoie. La reine aussi désira des parures, et madame Bonaparte,dont le goût était renommé, lui envoya tout ce que Paris pro-duisait en ce genre de plus recherché et de plus élégant.
Charles IV, généreux comme un Castillan, ne voulut pas resteren arrière, et prit soin de s’acquitter d’une manière touteroyale. Sachant que des chevaux seraient agréables au Pre-mier Consul, il dépeupla de leurs plus beaux sujets les harasd’Aranjuez, de Medina-Cœli et d’Altamire, pour trouver d’a-bord six, puis douze, puis seize chevaux, les plus beaux de maries ivla Péninsule. On ne sait où il se serait arrêté, si on ne l’avait chevaux magnirn
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modéré dans son ardeur. 11 employa deux mois à les choisir consul,lui-même, et personne ne pouvait mieux s’acquitter de ce soin,