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LIVRE VI.

Août 1800. car il était un parlait connaisseur. Il composa en outre unnombreux personnel pour les conduire en France, désignapour cette mission ses meilleurs écuyers, les fît revêtir delivrées magnifiques, et mit seulement une condition à tout cefaste, c’est que pendant le voyage en France on ferait entendreà ses palefreniers la messe chaque dimanche. On lui promitce qu’il désirait, et sa joie de faire un beau présent au Pre-mier Consul, fut alors sans mélange. Tout en aimant la France,ce prince excellent croyait qu’on ne pouvait y demeurerquelques jours, sans perdre entièrement la religion de sespères.

L’éclat de ces démonstrations convenait fort au PremierConsul. 11 lui plaisait, il regardait comme utile, de montrerà l’Europe, et même à la France, les successeurs de Charles-Quint, les descendants de Louis XIV, s’honorant de leurs re-lations personnelles avec lui. Mais il recherchait des avanta-ges plus solides dans ses relations diplomatiques, et visait àun but plus sérieux.

Le roi et la reine d’Espagne aimaient avec passion l’un deleurs enfants, c’était l’infante Marie-Louise, laquelle avaitépousé le prince héréditaire de Parme. La reine, sœur,comme nous l’avons dit, du duc régnant de Parme, avait unisa fille à son neveu, et concentré sur ces deux têtes ses pluschères affections, car elle avait un attachement extrême pour

l.% reine d’Es- la maison dont elle était issue. Elle rêvait pour cette maison

pagne sollicite

mi agrandisse- un agrandissement en Italie ; et comme lltalie dépendait du

ment pour la 1

«iè"î'arme vainqueur de Marengo, c’est en lui qu’elle avait mis toutes sesespérances, pour obtenir l’accomplissement de ses vœux. LePremier Consul, averti des désirs secrets de la reine, n’eutMission garde de négliger ce moyen d’arriver à ses vues, et il fit par-

de llerthier

en Espagne, tir pour Madrid son fidèle Berthier, afin de profiter de la cir-constance qui se présentait. Ce fut son premier soin au retourde Marengo. S’il avait dépêché l’un de ses nides-de-camp àBerlin et à Vienne, il voulut faire plus pour la cour d’Espagne ;