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ARMISTICE.

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à la France, niais profiter de ce que nos armées étaient toutes Amit îauu.prêtes à rentrer en campagne, et de ce que les armées autri-chiennes n’étaient pas encore remises de leurs défaites, pourforcer l’Autriche à négocier sérieusement, et à se séparer del’Angleterre.

On pouvait toutefois essayer une chose, qui avait aussi sesavantages, et le Premier Consul la saisit avec son ordinairesagacité. L’Angleterre proposait une négociation commune.

11 y avait, à l’admettre dans un congrès, le danger d’y intro-duire une partie contractante peu pressée de conclure, ledanger surtout de compliquer la paix continentale de toutesles difficultés de la paix maritime: le temps s’écoulerait doncdans des négociations, ou peu sincères ou rendues plus diffi-ciles; on laisserait passer la saison des combats, on donneraitaux armées autrichiennes un répit dont elles avaient grandbesoin. C’étaient là de graves inconvénients. Mais on pouvaittrouver un dédommagement à tout cela; c’était, puisque l’An-gleterre demandait à être admise dans la négociation, de l’yadmettre, mais à une condition, celle de conclure aussi unarmistice maritime. Si l’Angleterre consentait à une telle Le Premier cou-

. . . 8ul consent à une

chose, les bénéfices de rarmistice maritime surpassaient de négociation coin

' > inune, compre-

beaucoup les inconvénients de l’armistice continental; car, nos ■>»>“ J>' s

1 ' puissances, a la

flottes pouvant circuler en liberté, auraient le moyen d’appro- a 'JJî!stice“ na™ivisionner Malte, et de porter en Égypte des soldats et du ma-tériel. Pour un avantage pareil, le Premier Consul se seraitexposé volontiers à faire une campagne de plus sur le Conti-nent. L’armistice maritime était sans doute quelque chose detrès-nouveau, de peu usité dans le droit des gens ; mais il fal-lait bien que l’alliance anglo - autrichienne payât de quelquemanière le sacrifice que nous faisions de notre côté en suspen-dant la marche de nos légions sur Vienne.

Nous avions en permanence à Londres un négociateur, sage, m. Otto, duig.>

... * à Londres

adroit, M. Otto, qui était là pour v traiter les affaires relatives de proposer

1 J l’armistice naval

aux prisonniers de guerre. Il avait même été choisi par notre