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[Vol. 1.]
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ARMISTICE.

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la dédommager de la concession qu’elle faisait, en laissant Sept. îsoo.passer l’été sans achever la destruction des années autri-chiennes.

On avait, par cette demande, exigé de l’Angleterre un sa-crifice que rien n’était capable de lui arracher. C’était, eneffet, permettre le ravitaillement de Malte et de l’Égypte, etpeut-être assurer pour toujours ces deux possessions à laFrance ; c’était permettre aussi à la grande flotte franco-espa-gnole de sortir de Brest, de passer dans la Méditerranée, etd’y prendre une position qui la rendrait de nouveau maîtressede cette mer, pendant un temps plus ou moins long. L’An-gleterre ne pouvait donc vouloir d’une telle proposition. Ce-pendant le danger de l’Autriche la touchait fort ; elle avait ungrand intérêt à ne pas la laisser écraser, car, l’Autriche écra-sée , le général Bonaparte, ayant toute la liberté de ses moyens,était capable de tenter quelque entreprise formidable contreles lies britanniques. En conséquence, elle crut devoir faire d ^°"*f®gYét2rrcdes sacrifices à un intérêt de ce genre, et, tout en se récriantsur l’étrangeté d’un armistice sur nier, elle présenta un contre- mari,inic -projet à la date du 7 septembre 1800 (20 fructidor an vin).

D’abord elle acceptait Lunéville pour lieu du congrès, et dési-gnait M. Thomas Grenville, frère du ministre des affairesétrangères, pour traiter de la paix générale. Ensuite elle pro-posait le système suivant, quant à l’armistice maritime. Toutesles hostilités seraient suspendues sur terre et sur mer; lasuspension d’armes serait non-seulement commune aux troisparties belligérantes, l’Autriche, l’Angleterre et la France, maisà leurs alliés. Cette disposition avait pour but de délivrer lePortugal des instances menaçantes de l’Espagne. Les placesmaritimes qui étaient bloquées, telles que celles de Malte etd’Alexandrie, seraient assimilées aux places d’Allemagne, etapprovisionnées tous les quinze jours, proportionnément à laconsommation opérée dans l’intervalle de temps écoulé. Lesvaisseaux de guerre de haut bord, stationnés dans les ports