ARMISTICE.
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ché, mais goûtait les grâces de M. de Talleyrand, n’en croyait Octoi.. isoo.absolument ni l’un ni l’autre, sur aucun sujet, et, quant à saconfiance, l’avait donnée, donnée tout entière, mais à un autreque ces deux hommes, c’était à son collègue Cambacérès.
Celui-ci, peu brillant par l’esprit, avait un bon sens rare, et Caractèreun dévouement sans bornes au Premier Consul. Ayant tremblé 'ie m. cambadix ans de sa vie sous des prescripteurs de toute espèce, ilaimait avec une sorte de tendresse le maître puissant qui luiprocurait enfin la faculté de respirer à l’aise. Il chérissait sapuissance, son génie, sa personne, de laquelle il n’avait reçu,et n’espérait recevoir que du bien. Connaissant les faiblessesdes hommes, même les plus grands, il conseillait le PremierConsul, comme il faut conseiller quand on veut être écouté,avec une bonne foi parfaite, des ménagements infinis, jamaispour faire briller sa sagesse, toujours pour être utile à ungouvernement, qu’il aimait comme lui-même, l’approuvanttoujours en public, en toutes choses, quoi qu’il eût fait, ne sepermettant de le désapprouver qu’en secret , dans un tête-à-tête absolu avec le Premier Consul; se taisant quand il n’yavait plus de remède, et que la critique ne pouvait être qu’unvain plaisir de blâmer; parlant toujours, et avec un couragebien méritoire chez le plus timide des hommes, quand il étaittemps de prévenir une faute, ou d’agir sur la conduite géné-rale des affaires. Et, comme s’il fallait qu’un caractère qui secontient sans cesse, s’échappe au moins par quelque côté, leConsul Cambacérès laissait voir avec ses inférieurs une va-nité puérile, vivait avec quelques courtisans subalternes, quibrûlaient devant lui un encens grossier, se promenait presquetous les jours au Palais-Royal dans un costume ridiculementmagnifique, et cherchait, dans la satisfaction d’une gourman-dise devenue proverbiale, des plaisirs qui suffisaient à son âmevulgaire et sage. Qu’importent au surplus quelques travers,à côté d’une raison supérieure!
Le Premier Consul pardonnait volontiers ces travers à son
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