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[Vol. 1.]
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IIOHENLINDF.N.

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tout entière. En présence de ce danger il se conduisit avec Dec. isoo.beaucoup d’aplomb, mais il fit quelques pertes.

Heureusement la division Decaen passait en ce moment la Decaen dégage

heureusement

Salza vers Laufen, d’une manière presque miraculeuse. La Lecourbe

ii en passant

veille l’avant-garde de cette division, trouvant le pont de Lau- la Salia -fen détruit, avait parcouru les rives de la Salza, couvertespartout de tirailleurs ennemis, et s’était mise à la recherched’un passage. Elle avait aperçu sur la rive opposée unebarque. À celte vue, trois chasseurs de la 14 e , se jetant à lanage, étaient parvenus sur l’autre bord, malgré le froid le plusvif, et un courant encore plus rapide que celui de l’Inn. Aprèss’ôtre battus corps à corps avec plusieurs tirailleurs autri-chiens, ils avaient enlevé et ramené la barque. Quelques cen-taines de Français s’en étaient servis pour passer successive-ment sur la rive opposée, avaient occupé un village, tout prèsdu pont détruit de Laufen, et s’y étaient barricadés de tellemanière, qu’un petit nombre d’entre eux suffisaient à le dé-fendre. Les autres avaient fondu sur l’artillerie autrichienne,l’avaient enlevée, s’étaient emparés de tous les bateaux exi-stants sur la rive droite de la Salza, et avaient ainsi procuréà la division, restée sur la rive gauche, des moyens de pas-sage. Le lendemain 14 au matin, la division Decaen avaitpassé tout entière, et remontant jusqu’à Salzbourg, survint àl’instant môme, où Lecourbe se trouvait seul engagé contretoute l’armée autrichienne. 11 était impossible d’arriver plusà propos. L’archiduc, averti du passage des Français et deleur marche sur Salzbourg, se hâta de décamper, et Lecourbefut ainsi dégagé du grave péril, auquel le hasard et son ardeurl’avaient exposé.

Toutes les défenses de l’Inn et de la Salza étaient donc tom-bées. Dès ce moment, aucun obstacle ne couvrait l’arméeautrichienne, et ne pouvait lui rendre la force de résisteral’armée française. 11 restait, il est \ rai, 25 mille hommes dansle Tyrol, qui auraient pu inquiéter nos derrières; mais ce