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LIVRE VII.
Dde. 1800. Après avoir franchi le Rhin dans cette première campagne dnprintemps, et avoir acculé les Autrichiens au Danube, pendantque le Premier Consul passait les Alpes ; après les avoir en-suite délogés de leur camp d’Ulm par la bataille d’IIochstedt,et les avoir rejetés sur l’Inn, il avait repris haleine pendant labelle saison, et, recommençant sa marche en hiver, parlefroid le plus rigoureux, il les avait accablés à Ilohenlinden,puis les avait rejetés de l’Inn sur la Salza, de la Salza sur laTraun et l’Ens, les poussant en désordre jusqu’aux portes deVienne. 11 leur accordait enfin, en s’arrêtant à quelques lieuesde la capitale, le temps do signer la paix. Il y avait là sansdoute des tâtonnements, des lenteurs, des fautes enfin, quedes juges sévères ont depuis relevées amèrement, commepour venger sur la mémoire de Moreau les injustices commisessur la mémoire de Napoléon; mais il y avait des succès sou-tenus , justifiés par une conduite sage et ferme. 11 faut re-specter toutes les gloires, et ne pas détruire l’une pour vengerl’autre. Moreau avait su commander cent mille hommes,ayec prudence et vigueur; personne, Napoléon mis à part, nel’a fait aussi bien dans ce siècle ; et si la place du vainqueurde Ilohenlinden est à une immense distance de celle du vain-queur de Rivoli, de Marengo et d’Austerlitz, cette place estbelle encore, et serait restée belle, si des égarements crimi-nels, funeste produit de la jalousie, n’avaient souillé plus lardune vie jusque-là noble et pure.
Augereaudégagé L’armistice d’Allemagne arrivait heureusement pour tirer
par l'armistice
«l’une position de sa position hasardée l’armée gallo - batave commandée par
hasardée. 41
Augereau. Le général autrichien Klenau, qui était toujoursresté à une assez grande distance de l’archiduc Jean, s’étaittout à coup réuni à Simbschen, et, par cette réunion de forces,avait mis Augereau en danger. Mais celui-ci avait défendu laRednitz avec bravoure, et avait ainsi gagné la fin des hostilités.La retraite des Autrichiens en Bohême le tirait d’embarras,et l’armistice le mettait à couvert contre les périls d’une po