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[Vol. 2.]
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ÉVACUATION DE L'ÉGYPTE.

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arabe, destiné à porter à la connaissance des Égyptiens et de Avril ifoil’armée, les actes de l’autorité française.

Cependant les soldats s’occupaient peu de ces créations.

Us vivaient bien, riaient do Menou, niais aimaient sa bonhomieet sa sollicitude pour eux. Les habitants étaient soumis ettrouvaient, après tout, le joug des Français beaucoup plus sup-portais que celui des Mamclucks. Cependant il y avait desgens infiniment plus irritables, c’étaient les mécontents del’armée. Pour que Menou ne fût pas blâmé, il aurait fallu qu’ilne fit absolument rien, qu’il ne livrât pas un seul acte à leurcritique envenimée, et alors ils auraient blâmé son inaction.

Mais Menou était trop possédé de la manie d’organiser, pourne fournir aucune matière à leurs critiques. Ils en profitèrent,et allèrent jusqu’à projeter la déposition du général en chef,acte insensé, qui aurait bouleversé la colonie, et converti l’ar-mée d’Égypte en armée de prétoriens. On sonda les corpsd’officiers dans plusieurs divisions, mais on trouva l’esprit sisage, si peu tourné du côté des révoltes, qu’on y renonça.

Reynier et Damas avaient entraîné Lanusse: tous ensembleentraînèrent Belliard et Verdier, et, le général Friant excepté,tous les divisionnaires firent bientôt partie de cette funesteopposition. Deux anciens conventionnels, que le général Bo-naparte avait conduits en Égypte, pour occuper leur oisiveté,

Tallinn et Isnard, étaient au Kaire, et revenus à leurs ancienneshabitudes, se montraient les plus ardents agitateurs. A défautde la déposition du général en chef, reconnue impraticable,les généraux imaginèrent de faire auprès de lui une démarchede corps, pour présenter leurs observations sur des mesures,dont quelques-unes assurément étaient fort critiquables. Ilss’y rendirent sans s’étre fait annoncer, et surprirent beaucoupMenou, par leur subite apparition. Ils lui exposèrent leursgriefs, qu’il entendit avec assez do déplaisir, mais non sansune certaine dignité. Il promit de tenir compte de quelques-unes de leurs observations, et eut la faiblesse de ne pa3 ré-