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LIVRE X.
Avril 1801 . des embarras dans lesquels les Anglais allaient se trouverplacés une fois descendus sur cette plage de sable.
Us avaient d’abord à débarquer le gros de leur armée, puisà mettre à terre leur matériel, opération qui exigeait beaucoupde temps. Il leur fallait ensuite s’avancer le long de ce banc desable, pour s’approcher d’Alexandrie, avec la mer à droite, leslacs Madieh et Maréotis à gauche, appuyés, il est vrai, par leurscanonnières, mais privés de cavalerie et n’ayant d’autre artilleriede campagne, que celle qu’ils pourraient traîner à bras. Évi-demment leurs opérations devaient être lentes, et bientôt dif-ficiles , quand ils seraient en présence d’Alexandrie, réduitspour sortir de ce cul-de-sac, ou à prendre cette place, ou àcheminer sur les digues étroites, par lesquelles on commu-nique avec l’intérieur de l’Égypte. Si on voulait réussir à lesarrêter, il ne fallait plus leur livrer de ces combats partiels etinégaux, qui leur donnaient confiance, qui faisaient perdreà nos troupes leur assurance accoutumée, et réduisaientnos forces déjà trop peu nombreuses. Même sans combattre,on avait la certitude, en se plaçant bien, de leur barrer lechemin. Il n’y avait donc qu’une chose utile à faire, c’étaitd’attendre que Menou, dont l’aveuglement était maintenantvaincu par les faits, eût réuni l’armée tout entière sous lesmurs d’Alexandrie. *
Mais le général Lanusse avait été dirigé avec sa divisionsur Ramanieh. Ayant appris là ce qui s’était passé du côtéd’Aboukir, il se hâta de marcher vers Alexandrie. Il amenaitenviron 3 mille hommes. Friant en avait perdu 400 sur1,500, dans la journée du 7 mars; mais, ayant rappelé tous lespetits postes, répandus depuis Rosette jusqu’à Alexandrie, ilen avait encore 17 ou 1,800. Les forts d’Alexandrie étaient
Arrivée de ia di gardés par les marins et les soldats des dépôts. Avec la di-
vision Lanusse _ ^ ...
à Alexandrie, vision Lanusse qui arrivait, on avait donc a peu près 5 millehommes à mettre en ligne. Les Anglais en avaient débarqué16 mille, sans compter 2 mille marins. Il ne fallait donc pas