EVACUATION DE L'EGYPTE.
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combattre encore. Cependant une circonstance entraîna les Avril îæi.deux généraux français.
Ce long banc de sable, sur lequel étaient descendus lesAnglais, séparé par les lacs Madieh et Maréotis de l’intérieurde l’Égypte, ne s’y rattachait que par une longue digue, pas-sant entre les deux lacs, et allant aboutir à Ramanieh. (Voirla carte n° 12 et la carte n° 18.) Cette digue portait à la foisle canal qui amène l’eau douce du Nil à Alexandrie, et lagrande route qui unit Alexandrie et Ramanieh. En ce moment,elle courait le danger d’étre occupée par les Anglais, car ilsétaient près d’atteindre le point où elle se joint au banc desable qui porte Alexandrie. Les Anglais avaient employé les9, 10, 11 mars (18, 19,20 ventôse) à débarquer et à s’orga-niser. Le 12, ils se mirent en route, cheminant péniblementdans les sables, faisant traîner leur artillerie par les marins del’escadre, et appuyés de droite et de gauche par des chaloupescanonnières. Le 12 au soir, ils étaient tout près de l’endroit oùla digue vient se relier au sold’Alexaudrie. (Voir la carte n° 18.)
Les généraux Friant et Lanusse craignirent de laisser oc- Motifs
. i il* il T* . qui décident
cuper ce point par les Anglais, et de leur livrer ainsi la route les generaux
Lanusse et Friant
de Ramanieh, par laquelle Menou devait arriver. Cependant, à livrer un nou-
44 17 veau combat.
cette route perdue, il en restait une, longue, il est vrai, diffi-cile surtout pour l’artillerie, c’était le lac Maréotis lui-même.
Ce lac, plus ou moins inondé, suivant la crue du Nil et lasaison de l’année, laissait à découvert des bas-fonds maréca-geux , sur lesquels on pouvait se frayer un chemin sinueux,mais assuré. Dès lors il n’y avait pas de raison suffisantepour combattre, en ayant tant de chances contre soi.
Néanmoins les généraux Friant et Lanusse, s’exagérant ledanger auquel leurs communications étaient exposées, se dé-cidèrent à combattre. Il y avait moyen de diminuer beaucoupla gravité de cette faute, en restant sur des hauteurs sablon-neuses, qui barraient dans sa largeur le banc de sable sur le-quel on combattait, hauteurs qui venaient aboutir à la tête