ÉVACUATION DE L’ÉGYPTE.
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on avait combattu quelques jours auparavant. Une suite de Avril isoi.redoutes liait la position du centre, avec la tête de cette digue.
Les Anglais avaient là leur gauche, protégée, comme l’étaitleur droite, par une division de chaloupes canonnières, intro-duites dans le lac Maréotis. Ce front d’attaque présentaitdans son ensemble, un développement d’une lieue à peu près ;il était garni de grosse artillerie, qu’on y avait traînée à bras,et défendu par une partie de l’armée anglaise. Mais le grosde cette armée, se trouvait en bataille sur deux lignes, en ar-rière des ouvrages.
11 fut convenu qu’on s’ébranlerait le matin du 21 mars (30 , Bataille
* de ('anope,
ventôse) avant le jour, afin de mieux cacher nos mouvements, livre ' e le 21 marset d’être moins exposé au feu des retranchements ennemis.
L’intention des généraux français était de brusquer ces retran-chements, de les enlever en courant, puis de les dépasser,afin d’aller attaquer de front l’armée anglaise, rangée en ba-taille en arrière. En conséquence, notre gauche, sous La-nusse, devait se porter en deux colonnes sur l’aile droite desAnglais, appuyée à la mer. La première de ces deux colon-nes devait aborder directement, et au pas de course, l’ouvragetracé sur un monticule de sable, en avant du camp romain.
La seconde, passant rapidement entre cet ouvrage et la mer,devait assaillir le camp romain, et l’enlever. Le centre de notrearmée, commandé par le général Rampon, avait ordre do seporter bien au delà de cette attaque, de passer entre le campromain et la grande redoute du milieu, et d’assaillir l’arméeanglaise elle-même, par delà les ouvrages. Notre aile droite,composée des divisions Reynier et Friant, mais commandéepar Reynier, était chargée de se déployer dans la plaine àdroite, et d’y feindre une grande attaque vers le lac Maréotis,pour persuader aux Anglais que le véritable péril était de cecôté. Afin de les confirmer dans cette idée, les dromadairesdevaient, en suivant le fond du lac Maréotis, faire une tenta-
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