EVACUATION DE L'EGYPTE.
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daut ce temps, la première colonne, que Lanusse avait quittéepour courir à la seconde, venait d’enlever le premier redan dela redoute placée sur une éminence à droite. Elle marcha en-suite directement sur le corps de l’ouvrage, mais elle échouadans son attaque de front, et se détourna pour attaquer parle flanc. Le centre de l’armée, sous Rampon, voyant l’embar-ras de cette colonne, se détourna aussi de son but pour laseconder. La 32 e demi-brigade détachée du centre, vint as-saillir la fatale redoute. Ce concours d’efforts amena une sortede confusion. On s’acharna contre cet obstacle, et la brusqueopération, qui devait d’abord consister à enlever en courant laligne des ouvrages, se changea en une attaque longue, obsti-née, qui fit perdre un temps précieux. La 21 e demi-brigade,qui appartenait au centre, laissant la 32 e occupée devant laredoute si vivement disputée, exécuta seule le plan projeté,dépassa la ligne des retranchements, et vint audacieusementse déployer en face de l’armée anglaise. Elle essuya et renditun feu épouvantable. Mais il fallait la soutenir, et Menou,pendant ce temps, incapable de commander, se promenait surle champ de bataille, n’ordonnant rien, laissant Reynier s’é-tendre inutilement, dans la plaine à droite , avec une forceconsidérable, demeurée sans emploi.
On conseilla alors à Menou, de faire avec la cavalerie, quiétait forte de 1,200 chevaux, d’une valeur incomparable, unecharge à fond, sur la masse de l’infanterie anglaise, que la 21 eétait venue seule affronter. Menou, accueillant ce conseil,donne l’ordre de charger. Le brave général Roize se metaussitôt à la tête de ces 1,200 cavaliers, traverse rapidementle coupe-gorge, formé de droite et de gauche par des redou-tes que notre infanterie attaquait vainement, débouche audelà, trouve la 21 e demi-brigade aux prises avec les Anglais,et fond impétueusement sur eux. Cette cavalerie héroïquefranchit d’abord un fossé, qui la séparait de l’ennemi, puiss’élance avec ardeur sur la première ligne de l’infanterie an-
Avril 1801.
Belle charge dela cavalerie fran-çaise, restee sansrésultat.