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[Vol. 2.]
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PAIX GÉNÉRALE.

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six vaisseaux armés dans ce port par l’amiral Dumanoir, lescinq vaisseaux espagnols du Ferrol, ce qui, avec les trois qu’ilamenait, devait former une division de quatorze grands bâti-ments. 11 était possible que l’escadre de Rochefort, sous l’a-miral Bruix, y fût arrivée. On pouvait alors réunir une Hottede plus de vingt vaisseaux, qui devait être maîtresse de laMéditerranée pendant quelques mois, prendre les troupes d’O-trante, et porter d’immenses secours en Égypte. On ignoraitencore en France qu’il était trop tard, et qu’il ne restait à dé-fendre que la place d’Alexandrie. Sauver ce dernier pointn’était pourtant pas une chose indifférente.

L’amiral Linois s’empressa d’obéir, et lit voile vers Cadix.En route, il chassa quelques frégates anglaises, qu’il faillitprendre, fut contrarié par les vents à l’entrée du détroit, etenfin réussit à y pénétrer, vers le commencement de juillet(milieu de messidor). La flotte anglaise de Gibraltar, qui ob-servait Cadix, lui ayant été signalée, il vint mouiller dans leport espagnol d’Algésiras, le 4 juillet au soir (15 messidor).

Près du détroit de Gibraltar, c’est-à-dire vers la pointe mé-ridionale de la Péninsule, les côtes montagneuses de l’Es-pagne s’entr’ouvrent, et, prenant la figure d’un fer à cheval,forment une baie profonde dont l’ouverture est tournée aumidi. (Voir la carte n° 19.) Sur l’un des côtés de cette baiese trouve Algésiras, sur l’autre Gibraltar ; de manièrequ’Algésiras et Gibraltar sont placés vis-à-vis, et à quatremille toises de distance, à peu près une lieue et demie.D’Algésiras on voit distinctement ce qui se passe à Gibraltar,au moyen d’une lunette ordinaire. 11 n’y avait pas un seulvaisseau auglais dans la baie, mais le contre-amiral Saumarezn’était pas loin. Il observait avec sept vaisseaux le port deCadix, où étaient réunies dans ce moment plusieurs divisionsnavales, soit françaises, soit espagnoles. Averti de ce qui sepassait, il se hâta de profiter de l’occasion qui s’offrait à luide détruire la division Linois, car il pouvait opposer sept

Juillet 1801.

Sortie de Toulonde

l’amiral Linois.

Il mouilleà Algésiras.

Baie d’Algesiras.