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[Vol. 2.]
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PAIX GÉNÉRALE.

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un vont d’ouest-nord-ouost, s’achemina vers la baie d’Algési-ras, doubla le cap Garnoro, entra dons la baie, et se porta versla ligne d’embossage des Français. Lèvent, (pii n’était pasfavorable à la marche des vaisseaux anglais, les sépara lesuns des autres, et heureusement no leur permit pas d’agiravec tout l’ensemble désirable. (Voir la carte n" 19.) Le Véné-rable, qui était en tête de la colonne, resta en arrière ; le Pom-pée prit sa place. Celui-ci, remontant le long de notre ligne,défila successivement sous le feu de la batterie de l’ile Verte,de la frégate la Muiron, de Y Indomptable, du Desaix, du For-midable, lâchant ses bordées à chacun d’eux. Il vint prendreposition ù portée de fusil de notre vaisseau amiral le Formi-dable, monté par Linois. Il s’engagea entre ces deux adver-saires un combat acharné, presque à bout portant. Le Véné-rable, éloigné d’abord du lieu de l’action, tâcha de s’en rap-procher pour joindre ses efforts à ceux du Pompée. VAuda-cieux, le troisième des vaisseaux anglais, destiné à combattrele Desaix, ne put pas arriver à sa hauteur, s’arrêta devantY Indomptable, qui était le dernier au sud; et commença contrecelui-ci une vive canonnade. Le César et le Spencer, qua-trième et cinquième vaisseaux anglais, étaient l’un en arrière,l’autre entraîné au fond de la baie par le vent, qui soufflait del’ouest à l’est. Enfin le sixième, YUannibal, porté d’abord versGibraltar, mais parvenu après beaucoup de manœuvres à serapprocher d’Àlgésiras, manœuvra pour tourner notre vais-seau amiral le Formidable , et se placer entre lui et la côte. Lecombat, entre les vaisseaux qui avaient pu se joindre était fortopiniâtre. Pour n’étre pas emportés d’Algésiras vers Gibral-tar, les Anglais avaient chacun jeté une ancre. Notre vaisseauamiral, le Formidable, avait deux ennemis à combattre, lePompée et le Vénérable, et allait en avoir trois, si YUannibalréussissait à prendre position entre lui et la côte. Le capi-taine du Formidable, le brave Lalonde, venait d’être emportépar un boulet. La canonnade continuait avec une extrême

■ïiiilk-t 1601.

Combat

«rAlgesira*.

livre

le f. juillet.