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[Vol. 2.]
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PAIX GÉNÉRALE.

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que distance. Le Scm-Carlos, en proie aux flammes, manœu- Jntiint isoi.vré avec confusion, tomba sous le vent, et au lieu de resteren ligne, se trouva bientôt en arrière de ses deux voisins. Iltirait dans toutes les directions; ses boulets arrivèrent auSaint-IIerménégilde, qui, le prenant pour la tète de la colonneanglaise, lui envoya tout son feu. Alors une affreuse erreur une erreurs’empara des deux équipages espagnols, qui se prirent pour prises tes deuxennemis. Ils s’abordèrent avec fureur, et s’approchant jusqu’àmêler leurs vergues, engagèrent un combat opiniâtre. L’in- et ',■;,/')»?/< i'!' Tcendie, devenu plus violent sur le San-Carlos, se communiquabientôt au Saint - Herménégilde, et ces deux vaisseaux, danscet état, continuèrent à se canonner avec violence. Les esca-dres opposées étaient également dans les ténèbres et l’igno-rance de ce qui se passait; et, sauf le Superbe, qui devaitcomprendre cette funeste méprise, puisqu’il en était l’auteur,aucun bâtiment n’osait approcher, ne sachant lequel étaitespagnol ou anglais, lequel il fallait secourir ou attaquer. Levaisseaux français le Saint - Antoine s’était éloigné de ce voi-sinage dangereux. Bientôt l’embrasement devint immense,et jeta sur la mer une sinistre lueur. Il parait que l’illusionfuneste qui armait ces braves Espagnols les uns contre lesautres, fut alors dissipée, mais trop tard; le San-Carlos sauta ces deux vais-

seaux sautent en

on l’air avec un fracas épouvantable. Quelques instants après f ’ air -le Saint-Herménégilde sauta aussi, et répandit la terreur dansles deux escadres, qui ne savaient à qui arrivait ce désastre.

Le Superbe, voyant le Saint-Antoine séparé des deux autres,se dirigea vers lui, et l’attaqua hardiment. Ce vaisseau, récem-ment armé, se défendit sans l’ordre et le sang-froid, qui sontindispensables pour mouvoir ces vastes machines de guerre.

Il fut horriblement maltraité, et deux nouveaux adversaires,le César, le Vénérable, accourant à l’instant, rendirent sa dé-faite inévitable. Il amena son pavillon après avoir été ra-vagé.

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