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LIVRE XI.
Juillet 1801. tions à l’aspect du Formidable, rentrant victorieux dans larade.
Résultat Les Anglais ne pouvaient nous disputer la gloire de ces com-
de ces combats.
bats; et quant aux dommages matériels, ils étaient partagés *également. Si les Français avaient perdu un vaisseau, et lesEspagnols deux, les Anglais avaient laissé en notre pouvoirun vaisseau, et en avaient eu deux maltraités au point de nepouvoir plus servir. Sans un accident de nuit, ils auraientpu être considérés comme tout à fait battus, dans ces diffé-rentes rencontres. Le combat d’Algésiras, et la rentrée duFormidable , étaient au nombre des plus beaux faits d’armesconnus dans les annales de la marine. Mais les Espagnolsétaient tristes, car, quoique leur amiral Moréno se fût bienconduit, ils n’étaient pas dédommagés, par une action brillante,de la perte du San-Carlos et du Saint-Herménégilde.
Cependant les événements du Portugal leur offraient uneconsolation. Nous avons laissé le prince de la Paix s’apprê-tant à commencer la guerre du Portugal, à la tête des forcescombinées des deux nations, dans le dessein, déjà longuementexposé, d’influer sur les négociations de Londres.
D’après le plan convenu, les Espagnols devaient opérerMarche sur la gauche du Tage, et les Français sur la droite. Trente
des Espagnols ° 7
en Portugal. m ille Espagnols étaient réunis en avant de Badajos, sur lafrontière de l’Alentejo. Quinze mille Français marchaient,par Salamanque, sur le Tras-os-Montes. Grâce à desefforts précipités, à des emprunts sur le clergé, et ausacrifice de tous les services, on avait pourvu à l’équi-pement des trente mille Espagnols. Mais le train d’artillerieétait fort en arrière. Toutefois le prince de la Paix, comp-tant avec raison sur l’effet moral de la réunion des Fran-çais et des Espagnols, voulut brusquer les hostilités, et sehâter de cueillir les premiers lauriers. Il tenait à remportertout l’honneur de cette campagne, et voulait se réserver lesFrançais, uniquement comme ressource en cas de revers. On