PAIX GENERALE.
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pouvait laisser une telle satisfaction au prince de la Pais. Juillet isoi.
Les Français, dans le moment, ne couraient pas après la gloire,mais après les résultats utiles ; et ces résultats consistaient àoccuper une ou deux provinces du Portugal, pour avoir denouveaux gages contre l’Angleterre. Bien que la guerre parûtfacile, il y avait cependant un danger à craindre, c’est qu’elledevînt nationale de la part des Portugais. La haine de ceux-ci contre les Espagnols aurait pu produire ce résultat fâcheux,si l’approche des Français, placés à quelques marches enarrière, n’avait fait tomber toutes les velléités de résistance.
Le prince de la Paix se hâta donc de passer la frontière, etd’aborder les places du Portugal avec de l’artillerie de cam-pagne, à défaut d’artillerie de siège. Il occupa sans difficultéOlivença et Jurumenha. Mais les garnisons d’Elvas et deGampo-Mayor se renfermèrent dans leurs murs, et firentmine de se défendre. Le prince de la Paix ordonna do lesbloquer, et, pendant ce temps, il marcha au-devant de l'arméeportugaise, commandée par le duc d’Alafoëns. Les Portugaisne tinrent nulle part, et s’enfuirent vers le Tage. Les placesbloquées ouvrirent alors leurs portes. Campo-Mayor fit sareddition; on entreprit le siège en règle d’Elvas, ave un parcarrivé de Séville. Le prince de la Paix suivit triomphalementl’ennemi, traversa rapidement Azumar, Alegrete, Portalegre,Castello-de-Vide, Flor-de-Rosa, et arriva enfin sur le Tage,derrière lequel les Portugais s’empressèrent de chercher asile.
11 avait réussi à se rendre maître de la presque totalité de laprovince d’Alentejo. Les Français n’avaient pas encorefranchi la frontière du Portugal, et il était évident que si lesEspagnols seuls avaient obtenu de tels résultats, les Espagnolset les Français, réunis, devaient être en très-peu de jours,maîtres de Lisbonne et d’Oporto. La cour de Portugal, qui Les Portugais
. rendent
avait toujours refusé de croire que 1 attaque dirigée contre elle les armes, o»fût sérieuse, voyant aujourd’hui ce qui arrivait, se hâta de à Badajos.faire sa soumission, et d’envoyer M. Pinto de Souza au quar-