Band 
[Vol. 2.]
Seite
111
JPEG-Download
 

PAIX GENERALE, 111

juger si ces anciennes dynasties sont au niveau des difficultésd’un siècle comme le nôtre. — Tout le monde, en effet, envoyant le jeune prince, avait fait la même remarque que lePremier Consul. Lo général Clarke fut donné pour mentor àces jeunes souverains, sous le titre de ministre de Franceauprès du roi d’Étrurie.

Au milieu de ce vaste mouvement d’affaires, au milieu deces fêtes, qui elles-mêmes étaient presque des affaires, legrand ouvrage de la paix maritime n’avait point été négligé.Les négociations entamées à Londres, entre lord Hawkesburyet M. Otto, étaient devenues publiques. On se cachait moinsdepuis qu’on était pressé d’en finir. Comme nous l’avons ditailleurs, au désir de temporiser avait succédé le désir de con-clure, car le Premier Consul augurait mal des événementsqui se passaient aux bords du Nil, et le gouvernement britan-nique craignait toujours un exploit inattendu de la part del’armée d’Égypte. Le nouveau ministère anglais surtout vou-lait la paix, parce qu’elle était la seule raison de son existence.Si, en effet, la guerre devait continuer, M. Pitt valait beaucoupmieux que M. Àddington, à la tête des affaires. Tous les évé-nements survenus, soit dans le Nord, soit en Orient, bienqu’ils eussent amélioré la situation relative de l’Angleterre,leur semblaient des moyens de faire une paix meilleure, plusfacile à défendre dans le Parlement, mais non des motifs de ladésirer moins. Ils regardaient au contraire l’occasion commebonne, et ne voulaient pas imiter la faute, tant réprochée à M.Pitt, de n’avoir pas traité avant Marengo et Hohenlinden. Leroi d’Angleterre, ainsi qu’on l’a vu, était revenu aux idées pa-cifiques , par estime pour le Premier Consul, et même par unpeu d’humeur contre M. Pitt. Le peuple, opprimé par la di-sette, amoureux de changement, espérait de la fin de la guerreune amélioration à son sort. Les gens raisonnables, sans ex-ception, trouvaient que c’était assez de dix ans de lutte san-glante, qu’il ne fallait pas, en s’obstinant davantage, fournir

Juillet 1801.

Reprise

des négociationsde Londres.

Motifs de toutesles classes enAngleterre pourdésirer la paix.