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[Vol. 2.]
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PAIX GÉNÉRAL K.

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ports du globe, même ceux des nations belligérantes. Ils pou- Juillet îeoi.vaient, suivant l’usage, y apporter tout, excepté la contrebandedite de guerre. La définition de cette contrebande était faitedans les intérêts russes. Ainsi les céréales, les matières nava-les , autrefois interdites aux neutres, n’étaient plus comprisesdans la contrebande de guerre, ce qui était fort importantpour la Russie, qui produit des chanvres, des goudrons, desfers, des bois de mâture, des blés. Sur ce point, l’un des plusimportants du droit maritime, la Russie avait défendu les liber-tés du commerce général, en défendant les intérêts de soncommerce particulier.

2" Le pavillon ne couvrait pas la marchandise, à moinsque cette marchandise n’eût été acquise pour le comptedu commerçant neutre. Ainsi du café provenant des colo-nies françaises, des lingots exportés des colonies espagno-les, n’étaient pas saisissables, s’ils étaient devenus la pro-priété d’un Danois ou d’un Russe. Il est bien vrai quecette réserve sauvait, dans la pratique, une partie du com-merce neutre ; mais la Russie sacrifiait le premier principe dudroit maritime, le pavillon couvre la marchandise ; et ne sou-tenait pas lé noble rôle qu’elle avait entrepris de jouer, sousPaul et sous Catherine. Cette protection du faible, si ambi-tionnée par elle sur le Continent, était tristement abandonnéesur les mers.

3° Les neutres, quoique pouvant naviguer librement, de-vaient s’arrêter, suivant l’usage, à l’entrée d’un port bloqué,mais bloqué réellement, avec danger imminent de forcer le blo-cus. Sous ce rapport, le grand principe du blocus réel étaitrigoureusement maintenu.

4° Enfin le droit de visite, sujet de tant de contestations,cause déterminante de la dernière ligue du Nord, était entendud’une manière peu honorable pour le pavillon neutre. Ainsion n’avait jamais voulu admettre que des bâtiments de com-merce, convoyés par un vaisseau de l’État, lequel attestait

TOM. III. 8