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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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autres, et envoyés tous à ce même échafaud, où royalistes, Mars îaoi.constituants, girondins, montagnards, allaient mourir ensemble.

Sous le Directoire, la proscription sanglante cessa. Un ré- État de» cuitesgirne variable, inclinant tantôt à l’indifférence, tantôt à la ri- ■<= Directoire,gueur, maintint encore l’Église proscrite dans un état d’an-xiété. Le Premier Consul, par sa puissance, et par l’évidencedo ses intentions réparatrices, rassurant tous ceux qui avaientsouffert, à quelque titre que ce fût, fit sortir de leurs retraitescachées, ou revenir de l’exil, les ministres du culte. Mais, enles attirant à la lumière, il rendit le schisme plus sensible,plus choquant peut-être. Pour supprimer la difficulté duserment, il cessa de l’exiger, et mit à la place une simple pro-messe de soumission aux lois. Cette promesse, qui ne pouvaitalarmer la conscience des prêtres, avait facilité leur retour,mais avait ajouté, en quelque sorte, de nouvelles divisions àcelles qui existaient déjà, en créant dans le sein du clergéune catégorie de plus.

Il y avait les prêtres constitutionnels ou assermentés, légale- Différentesment investis des fonctions sacerdotales, et jouissant de l’u- prêtres, par

suite du cuisine.

sage des édifices religieux, qui leur avaient été rendus envertu d’un arrêté des consuls. Il y avait les prêtres non-assermentés , n’ayant jamais voulu prêter aucun serment, quiaprès avoir vécu dans l’exil, dans les prisons, venaient de re-paraître en masse dès les premiers jours du Consulat, maisqui officiaient dans des maisons particulières, et déclaraientmauvais le culte public, pratiqué dans les églises. Enfin, ccsprêtres non-assermentés se divisaient en prêtres qui n’avaientpas fait la promesse , et en prêtres qui s’étaient résignés à lafaire. Ces derniers n’étaient pas complètement approuvés desorthodoxes. On s’était adressé à Rome, qui, ménageant lePremier Consul, avait refusé de s’expliquer. Mais le cardinalMaury, retiré dans les États du Saint-Siège, où il était devenuévêque de Montefiascone, intermédiaire auprès du Pape duparti royaliste, et ne voulant pas, du moins alors, favoriser la