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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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gicux, sous les yeux d’une mère pieuse, la vue du vieil autel Mars isoi.catholique éveillait chez lui les souvenirs de l'enfance, tou-jours si puissants sur une imagination sensible et grande. 1Quant à l’ambition, que certains détracteurs ont voulu donner |comme unique motif de sa conduite en celte circonstance, il 1

n’en avait pas d’autre alors que de faire le bien, en touteschoses; et sans doute, s’il voyait, comme récompense de cebien accompli, une augmentation de pouvoir, il faut le lui par-donner. C’est la plus noble, la plus légitime ambition, quecelle qui cherche à fonder son empire sur la satisfaction desvrais besoins des peuples.

La tâche qu’il s’était proposée, facile en apparence, puis- Difficultés ath

qu’il s’agissait de satisfaire à un besoin public très-réel, était sëment''ihi l ‘cu!te

catholique en

cependant fort épineuse. Les hommes qui l’entouraient, près- i*ui-

catholique en

que sans exception, étaient peu disposés au rétablissement del’ancien culte; et ces hommes, magistrats, guerriers, littéra-teurs ou savants, étaient les auteurs de la Révolution française,les vrais, les uniques défenseurs de cette Révolution alors dé-criée, ceux avec lesquels il fallait la terminer, en réparant sesfautes, en consacrant définitivement ses résultats raisonnableset légitimes. Le Premier Consul avait donc h contrarier vi-vement ses collaborateurs, ses soutiens, ses amis. Ces hom-mes, pris dans les rangs des révolutionnaires modérés, n’a-vaient pas, avec Robespierre et Saint-Just, versé le sang hu-main, et il leur était facile de désavouer les grands excès dela Révolution; mais ils avaient partagé les erreurs do l’Assem-blée Constituante, répété en souriant les plaisanteries de Vol-taire, et il n’était pas facile de leur faire avouer qu’ils avaientlong-temps méconnu les plus hautes vérités de l’ordre social.Des savants comme Laplace, Lagrange, et surtout Monge, di-saient au Premier Consul qu’il allait abaisser devant Rome ladignité de son gouvernement et de son siècle. M. R fédérer, leplus fougueux monarchiste du temps, celui qui voulait le pluspromptement, le plus complètement possible, le retour it la

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