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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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infestaient ! Et on prétendait après cela qu’il pourrait tout ce Mar* îeoiqui lui plairait 1 C’était une erreur. Il pouvait ce qui était dans \le sens des besoins et des opinions régnant dans le moment jen France, mais pas davantage. Il le pouvait mieux, plus puis-samment qu’un autre, mais il ne pourrait rien contre le mou- ;vement actuel des esprits. Ce mouvement portait vers le jrétablissement de toutes les choses essentielles dans une so- jciété : la religion était la première. Je suis bien puissant au- fjourd’hui, s’écriait le Premier Consul ; eh bien ! si je voulais jchanger la vieille religion de la France, elle se dresserait contre ÿmoi, et me vaincrait. Savez-vous quand le pays était hostileà la religion catholique? C’est quand le gouvernement, d’ac-cord avec elle, brûlait des livres, envoyait à la roue Calas etLabarre ; mais, soyez - en sûrs, si je me faisais l’ennemi dela religion, tout le pays se mettrait avec elle. Je changeraisles indifférents en croyants, en catholiques sincères. Je seraisun peu moins raillé peut-être en voulant pousser au protestan-tisme qu’en voulant me faire le patriarche d’une Église galli-cane, mais je deviendrais bientôt l’objet de la haine publique.

Est-ce que le protestantisme est la vieille religion de la France?

Est-ce qu’il est la religion qui, après de longues guerres civi- \les, après mille combats, l’a définitivement emporté comme |

plus conforme aux mœurs, au génie de notre nation? Ne voit- i

on pas ce qu’il y a de violent à vouloir se mettre à la placed’un peuple, pour lui créer des goûts, des habitudes, des sou-venirs même qu'il n’a pas? Le principal charme d’une reli-gion, c’est celui des souvenirs. Pour moi, disait un jour lePremier Consul à l’un de ses interlocuteurs, je n’entends ja-mais à la Malmaison la cloche du village voisin, sans être ému;et qui pourrait être ému en France, dans ces prêches où per-sonne n’est allé dans son enfance, et doiit l’aspect froid et (sévère convient si peu aux mœurs de notre nation? On croit /peut-être que c’est un avantage dé ne pas dépendre d’un chefétranger. On se trompe. Il faut un chef partout, en toutes ;