CONCORDAT.
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jamais admis, par le Tribunat et le Corps législatif, dans la Mais isoi.rédaction d’une loi. On pouvait, suivant lui, remplacer cettedéclaration par la mention d’un fait, c’est que la religion catho-lique était la religion de la majorité des Français. La mentionde ce fait était aussi utile que la déclaration désirée. Insistersur une chose impossible, plutôt d’orgueil que de principe,c’était compromettre le véritable intérêt de l’Église. Le Pre-mier Consul pourrait assister de sa personne aux cérémoniessolennelles du culte, et c’était un grand acte que la présence àces cérémonies d’un homme tel que lui ; mais il fallait renon-cer à lui demander certaines pratiques, comme la confessionou la communion, qui dépassaient la mesure dans laquelle ilconvenait de se renfermer avec le public français. Il fallaitramener les esprits, ne pas les choquer, surtout ne pas leurdonner à rire. La demande de leur démission, adressée auxanciens titulaires, était toute simple ; elle était la conséquencede la démarche qu’ils avaient faite envers Pie VI en 1790. Àcette époque, les prélats français, afin de paraître résister dansl’intérêt de la foi, non dans leur intérêt particulier, avaientdéclaré qu’ils acceptaient le Pape pour arbitre, et qu’ils remet-taient leurs sièges dans ses mains ; que s’il croyait devoir enfaire l’abandon en faveur de la Constitution civile, ils se sou-mettraient. Il n’y avait donc aujourd’hui qu’à les prendre aumot, et à exiger l’accomplissement de cette offre solennelle.
Si quelques-uns d’entre eux, par des motifs personnels, em-pêchaient un aussi grand bien que la restauration du culte enFrance, il fallait ne plus les regarder comme titulaires, et lesconsidérer comme démissionnaires depuis 1790. L’abbé Ber-nier ajoutait qu’il y avait un exemple de ce genre dans l’Église,c’était la résignation en masse des trois cents évêques d’Afrique,consentie pour mettre fin au schisme des Donatistes. Il estvrai qu’on ne les avait pas déposés. Quant aux nouveauxchoix à faire, il fallait concéder le principe de la fusion au Pre-mier Consul. Ce principe, le Premier Consul l’appliquerait