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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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et répondit qu’il adresserait ses instances au Saint-Père, pour Avril isoi.l’adoption d’un traité qui devait opérer en France le rétablisse-ment de la foi catholique.

On fit partir un courrier pour Rome avec le projet de Con-cordat, et avec ordre à M. de Cacault, ambassadeur de Franceauprès du Saint-Siège, de le soumettre à l’acceptation immé-diate et définitive du Pape. Ce courrier était porteur d’un pré-sent qui devait causer une grande joie en Italie, c’était la fa-meuse Vierge en bois de Notre-Dame-de-Lorette, enlevée dutemps du Directoire à Lorette même, et déposée depuis à laBibliothèque nationale de Paris, comme un objet de curiosité.

Le Premier Consul savait que, pour beaucoup de croyantssincères et irritables, c’était un sujet de scandale que le dé-pôt d’une telle relique à la Bibliothèque royale, et il fit précé-der le Concordat de cette restitution pieuse.

Ce présent fut accueilli dans la Romagne avec une joie dif-ficile à comprendre en France. Le Pape reçut le Concordatmieux qu’on ne l’espérait. Ce digne pontife, préoccupé desintérêts de la foi plus que de ses intérêts temporels, ne voyaitdans le projet rien d’absolument inadmissible, et croyait qu’a-vec quelques changements de rédaction il arriverait à satis-faire le Premier Consul, ce qu’il regardait comme très-impor-tant; car le rétablissement de la religion en France était àses yeux la plus grande, la plus essentielle des affaires de

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fait par le Papeau projetde Concordat

l’Église.

Il désigna les trois cardinaux Cavandini, Antonelli et Gerdil,pour faire un premier examen du projet envoyé de Paris. Lescardinaux Antonelli et Gerdil passaient pour les deux plussavants personnages de l’Église. Le cardinal Gerdil était mêmedevenu Français, car il appartenait par sa naissance à la Sa-voie. On leur enjoignit à tous trois de se hâter. Le premierexamen terminé, ils durent faire leur rapport à une congré-gation de douze cardinaux, choisis parmi ceux qui se trou-vaient à Rome, et qui comprenaient le mieux les intérêts de