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[Vol. 2.]
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CONCORDAT.

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fois à la congrégation des douze cardinaux, ce qui prit encore Avril isoi.beaucoup de temps , de manière que, sans obtenir de nota-bles résultats, M. de Cacault contribua lui-même à faire perdreun mois entier. Enfin, on se mit d’accord autant que possible,et on aboutit à un projet, dont les différences avec le projetdu Premier Consul étaient les suivantes.

La religion catholique serait déclarée en France religion de contre-projet

, de Concordat

l Etat; les consuls la pratiqueraient publiquement ; il y aurait ( envoyé jarune nouvelle circonscription diocésaine, et seulement soixante au Pr< ™ cr Con "sièges, comme le voulait le Premier Consul. Le Pape s’adres-serait aux anciens titulaires pour leur demander leur renon-ciation volontaire, en s’autorisant de l’offre de démission pareux faite à Pie VI en 1790. II était probable qu’un trcs-grandnombre la donneraient, et alors les sièges vacants par mortou par démission fourniraient au gouvernement français uneample liste de nominations à faire. Quant à ceux qui la refu-seraient, le Pape prendrait les mesures convenables, pour quel’administration de leurs sièges ne restât pas dans leurs mains.

L’excellent pontife disait au Premier Consul, dans une lettretouchante qu’il lui adressait: Dispensez-moi de déclarerpubliquement, que je distituerai de vieux prélats, qui ontsouffert de cruelles persécutions pour la cause de l’Eglise.

D’abord, mon droit est douteux; secondement, il m’en coûtede traiter ainsi des ministres de l’autel, malheureux et exilés.

Que répondriez-vous à ceux qui vous demanderaient de sacri-fier ces généraux dont vous êtes entouré, et dont le dévoue-ment vous a rendu tant de fois victorieux ?... Le résultatque vous désirez obtenir sera le même au fond, car la plupartdes sièges, par mort ou par démission, deviendront vacants.

Vous les remplirez, et, quant au petit nombre de ceux quiresteront occupés, par suite de quelques refus de démission,nous n’y nommerons pas encore de titulaires ; mais nous lesferons administrer par des vicaires, dignes de votre confianceet de la nôtre. —