CONCORDAT.
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pour provoquer les démissions des anciens titulaires. Le car- Octob. iæi.dinal Caprara, malgré son âge, avait hâté son voyage enFrance. Partout on avait ordonné aux autorités de l’accueillird’une manière conforme à sa haute dignité. Elles l’avaient faitavec empressement, et la population des provinces, secon-dant leur zèle, avait donné au représentant du Saint-Siègedes marques de respect, qui prouvaient l’empire du vieuxculte sur le peuple des campagnes. Mais on craignait de mettreà une telle épreuve le peuple railleur de Paris, et tout fut dis-posé pour que le cardinal entrât de nuit dans la capitale. 11 Armée à ravis
du
y fut reçu avec des soins empressés, et logé dans rliôtel qu’on cardinal Caprara.lui avait préparé. On lui fit savoir de la manière la plus déli-cate, qu’une partie des frais de sa mission était à la charge dugouvernement français, et que c’était un usage diplomatiquequ’on entendait établir à l’égard du Saint-Siège. Le PremierConsul avait envoyé chez le légat deux voitures attelées de sesplus beaux chevaux.
Le cardinal Caprara fut reçu comme un ambassadeur étran-ger, mais point encore comme un représentant de l’Église. Cetteréception était ajournée jusqu’à l’époque du rétablissementdéfinitif du culte. On se réservait d’instituer, le môme jour,les nouveaux évêques, de chanter un Te Deum, et de faireprêter au cardinal-légat le serment qu’il devait au PremierConsul.
Les formalités indispensables dont il fallait que la publica-tion du Concordat fût précédée, avaient pris beaucoup plusde temps qu’on ne l’avait cru d’abord, et avaient conduit jus-qu’à l’époque où les préliminaires de paix venaient d’être signésà Londres. Le Premier Consul aurait voulu pouvoir faire coïn-cider la fête consacrée le 18 brumaire à la paix générale, avecla grande solennité religieuse de la restauration du culte. Maisil fallait que les démissions des anciens titulaires fussent arri-vées à Rome, avant -d’v faire approuver la nouvelle circon-
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