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[Vol. 2.]
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LIVRE XIII.

Nov. 1801.

Augmentationdans les impor-tations et les ex-portations com-merciales.

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Rétablissementrie l’industriedes soieries.

Déjà pendant l’an ix (1800-1801) le commerce avait reprisun grand essor, bien que la guerre maritime eût encore régnépendant tout le cours de cette année. Les importations quiavaient été en l’an vm de 325 millions seulement, étaient mon-tées en l’an ix, à 417. C’était presque une augmentation d’unquart, dans l’espace d’une seule année. Cette augmentationétait due à deux causes : la consommation rapidement accruedes denrées coloniales, et l’introduction en quantité considé-rable des matières premières, propres aux fabriques, tellesque cotons bruts, laines, huiles : ce qui était le signe évidentde la renaissance de nos manufactures. Les exportations s’é-taient ressenties beaucoup moins de ce mouvement générald’accroissement, parce que notre commerce extérieur n’étaitpas encore rétabli en l’an ix (1800-1801), et parce qu’il fal-lait bien d’ailleurs que la fabrication des produits en de-vançât l’exportation. Cependant la somme des exporta-tions, qui ne s’était élevée en l’an vm qu’à 271 milli-ons, montait en l’an ix à 305. Cette augmentation de 34millions était due particulièrement à des sorties extraordi-naires de nos vins et de nos eaux-de-vie, ce qui avait ex-cité à Bordeaux une grande activité commerciale. On remar-quera aussi quelle différence avaient produite, entre nos ex-portations et nos importations, ces dix années de guerre ma-ritime, puisque nous venions de recevoir 417 millions de va-leurs, et que nous n’en avions exporté que 305. Mais la re-stauration de nos manufactures devait bientôt combler cettedifférence.

Les soieries du Midi commençaient à refleurir. Lyon, laville favorite du Premier Consul, se livrait de nouveau à sabelle industrie. Sur quinze mille ateliers consacrés autrefoisau tissage des soies, il n’en était resté que deux mille en acti-vité, pendant le temps de nos troubles. Sept mille étaientdéjà rétablis. Lille, Saint-Quentin, Rouen, participaient aumême mouvement, et les ports de mer qui allaient être déblo-