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[Vol. 2.]
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LE TRIBUNAL.

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qués préparaient de nombreux armements. Le Premier Consul,de son côté, faisait, pour le rétablissement de nos colonies,des préparatifs dont on verra bientôt l’objet et l’étendue.

On avait voulu se rendre compte de l’état dans lequel laRévolution laissait la France, sous le rapport de l’agricultureet de la population. Les recherches statistiques, impossibleslorsque des administrations collectives géraient les affairesprovinciales, étaient devenues praticables depuis l’institutiondes préfectures et des sous-préfectures. On avait ordonnédes recensements, qui avaient donné des résultats singuliers,confirmés d’ailleurs par les conseils généraux de départements,assemblés pour la première fois en l’an ix. Le travail relatif àla population était alors achevé pour 67 départements, surles 102, dont la France se composait en 1801. La populationqui, dans ces 67 departements, s’élevait à 21,176,243 habitantsen 1789, s’élevait à 22,297,443 en 1800. C’était une augmenta-tion de onze cent mille âmes, c’est-à-dire d’environ un dix-neuvième. Ce résultat peu croyable, s’il n’avait été confirmépar les déclarations d’une foule de conseils généraux, prouvaitqu’après tout, le mal produit par les grandes révolutions so-ciales est plus apparent que réel, sous le rapport matériel dumoins, et que bientôt d’ailleurs le bien efface le mal avec unerapidité prodigieuse. L’agriculture était en progrès presquepartout. La suppression des capitaineries avait été ex-trêmement utile dans la plupart des provinces. Si, endétruisant le gibier, elle avait détruit l’une des jouis-sances les plus avouables des classes riches, elle avaitd’autre part délivré l’agriculture de vexations ruineuses. Lavente d’une quantité de grandes terres avait amené des dé-,frichements considérables, et mis en valeur une partie du solauparavant improductive. Beaucoup de biens d’église, passésdes mains d’uii usu fruitier négligent aux mains d’un proprié-taire intelligent et actif, augmentaient chaque jour la massedes produits agricoles. La révolution que s’est faite chez nousTOM. ni. \ g

Nov. 1S01.

État numériquede la populationaprès la Révolu-tion française.

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Etat

do l’agriculture.

Défrichements

considérables.

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