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LIVRE XIII.

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Kov. 1801. dans la propriété territoriale, et qui, en la divisant en millemains, a si prodigieusement augmenté le nombre des proprié-taires, ainsi que l’étendue des terrains cultivés, cette révolu-tion s’accomplissait dans ce moment, et donnait déjà des ré-sultats immenses. Sans doute les procédés de la culture n’é-/ Haient pas encore sensiblement améliorés, mais l’exploitation

w <•' * J du sol s’était étendue d’une manière extraordinaire.

Ue'presstfn des Les forêts, soit de l’Etat, soit des communes, se ressen-

Me'sordres dans

r.niministration taient du désordre administratif des derniers temps. C’était

des forêts.

un des objets auxquels il était urgent de pourvoir, car on dé-frichait les terres plantées en bois, et on ne respectait ni lespropriétés de l’État ni celles des particuliers. L’administrationdes finances, saisie d’une grande quantité de forêts par la con-fiscation des biens des émigrés, ne savait pas encore les sur-veiller et les exploiter avec avantage. Beaucoup de proprié-taires , ou absents, ou intimidés, abandonnaient la défensedes bois dont ils étaient possesseurs, les uns réellement, lesautres fictivement pour le compte des familles proscrites. C’é-tait la conséquence d’un état de choses qui allait heureusementcesser. Le Premier Consul avait donné à la conservation dela richesse forestière de la France une attention particulière,et avait déjà commencé à rétablir l’ordre, et le respect despropriétés. Un code rural était demandé partout, afin de pré-venir les dommages causés par les troupeaux,uesuitats La nouvelle institution des préfets et des sous-préfets, créée

reniarrjuaMes . . . 1 , ,

de l'institution par la loi de pluviôse an yiu, avait produit des résultats îm-

et sous préfets, médiats. Au désordre, à la négligence des administrationscollectives, avaient succédé la régularité, la promptituded’exécution, conséquences prévues et nécessaires de l’unitédu pouvoir. Les affaires de l’État et des communes en avaientégalement profité, car elles avaient enfin trouvé des agentsqui s’en occupaient avec une application suivie. La confectiondes rôles et la perception de l’impôt, autrefois si négligées,11’étaient en retard nulle part. On commençait aussi à mettre