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[Vol. 2.]
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LE TRIBUNAT.

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de l’ordre dans les revenus et les dépenses des communes.Cependant plusieurs parties de leur administration étaient en-core en souffrance. Les hôpitaux, par exemple, étaient tom-bés dans un état déplorable.. L’anéantissement d’une portionde leurs revenus, par la vente de leurs biens, par la priva-tion de beaucoup de perceptions abolies, les réduisaient à laplus extrême détresse. On avait, pour quelques villes, ima-giné l’octroi, et essayé en petit le rétablissement des contribu-tions indirectes. Mais ces octrois, encore mal assis, n’étaientni suffisants ni assez généralement employés. Le service desenfants trouvés se ressentait aussi de la perturbation géné-rale. On voyait une quantité d’enfants abandonnés, que lacharité publique ne recueillait plus, ou qui étaient confiés àde malheureuses nourrices, dont les gages n’étaient point payés.On redemandait presque portout les anciennes sœurs hospi-talières, pour le service des hôpitaux.

Les registres de l’état civil, enlevés aux prêtres et confiésaux officiers municipaux, étaient fort mal tenus. Il fallait, pourmettre l’ordre dans cette partie de l’administration, si impor-tante pour l’état des familles, non-seulement le zèle et la vigilancedes administrateurs, mais l’amélioration de la loi, encore insuf-fisante ou mal faite. C’était l’un des objets que devait réglerle Code civil, actuellement en discussion au Conseil d’État.

On se plaignait de la trop grande division des communes,de leur nombre infini, et on demandait la réunion de beau-coup d’entre elles. Cette belle administration française, quimaintenant est achevée, et surpasse en régularité, en préci-sion, en vigueur, toutes les administrations de l’Europe, s’or-ganisait ainsi rapidement, sous la main créatrice et toute-puissante du Premier Consul. Il avait imaginé un moyen desplus efficaces pour être instruit de tout, et pour apporter àcette vaste machine les perfectionnements dont elle était sus-ceptible. Il avait chargé quelques-uns des conseillers d’État,les plus capables, de parcourir la France, et d’observer sur

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Nov. 1S01.

Soins donnésaux registresde l’État civil.

Conseillersd’Etat envoyésen tournée.