LE T1UBUNAT.
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iniers titres, puis se fatigueraient, et laisseraient aller le reste,l.a discussion se trouverait ainsi réduite par son immensitémôme. Cette conduite était la plus plausible et la plus sage.Malheureusement, pour qu’elle pût réussir, il manquait biendes conditions. On n’avait pas alors la faculté d’amender lespropositions du gouvernement, ce qui permet ces petits sa-crifices, au moyen desquels on satisfait la vanité des uns, ondésarme les scrupules des autres, en améliorant les lois. 11manquait aussi aux opposants un peu de cette bonne foi,sans laquelle toute discussion grave est impossible; et enfinil manquait au Premier Consul lui-môme cette patience consti-tutionnelle, que l’habitude de la contradiction inspire auxhommes façonnés au gouvernement représentatif. Il n’admet-tait pas que le bien sincèrement voulu, et laborieusement pré-paré, pût être différé ou gâté, pour plaire à ce qu’il appelaitdes bavards.
Quelques esprits tranchants allèrent jusqu’à proposer deprésenter le Code civil comme on présentait les traités, avecune loi d’acceptation à côté, et de le faire voter ainsi en bloc,par oui ou par non. Cette façon do faire était trop dictato-riale, et on n’y songea pas sérieusement.
Sur l’avis des membres les plus éclairés, Tronchet notam-ment, on conclut qu’il fallait attendre quel serait le sort desdeux autres titres présentés au Tribunat. -— Oui, dit le Pre-mier Consul, nous pouvons risquer encore deux batailles.Si nous les gagnons, nous continuerons la marche commencée.Si nous les perdons, nous entrerons dans nos quartiers d’hi-ver, et nous aviserons au parti à prendre. —
Ce plan de conduite fut adopté, et on attendit l’issue desdeux discussions. L’opinion commençait à se prononcer for-tement contre le Tribunal. Aussi les meneurs imaginèrent-ilsun moyen, pour tempérer l’effet de leurs rejets successifs, cefut de les entremêler d’une adoption. Le titre relatif à la tenuedes actes de l’état civil, leur plaisait fort en lui-môme, parce
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On se décidé àattendre le sortdes deux autrestitres présentas.